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"Il n'y a pas de volont de vaincre Daesh"

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"" "" " " "" Emir Abdelkader 0 2014-11-24 11:08 PM
Le Maroc face la "Daesh connection" Emir Abdelkader 0 2014-11-24 11:41 AM
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2015-05-28
 
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Manqool "Il n'y a pas de volont de vaincre Daesh"




"Il n'y a pas de volont de vaincre Daesh"






INTERVIEW. Ali Ahani, ambassadeur d'Iran en France, dnonce les manquements de la coalition internationale contre l'organisation État islamique.

2015 est l'anne du retour de l'Iran sur la scne internationale. En premire ligne dans la lutte contre l'organisation État islamique (EI) en Irak, la Rpublique islamique est devenue sur le terrain l'alli objectif des États-Unis - et de la France - contre la menace djihadiste. Et pourrait entrevoir une normalisation de ses relations avec l'Occident en cas de conclusion d'un accord final sur l'pineux dossier du nuclaire iranien, le 30 juin prochain Vienne.
Pourtant, derrire ses apparences de sauveur, l'Iran avance inexorablement ses pions dans la rgion. Du Liban au Ymen en passant par la Syrie, la Rpublique islamique chiite dame le pion l'Arabie saoudite, la grande puissance sunnite, ulcre l'ide que son rival rgional ait repris langue avec les États-Unis. Ambassadeur de la Rpublique islamique d'Iran, Ali Ahani dcrit la nouvelle donne politique dans la rgion... et fustige les contradictions occidentales.

Le Point.fr : Pourquoi narrivez-vous pas, avec la coalition internationale, repousser l'EI ?
Ali Ahani : Il faut savoir que la coalition internationale forme contre Daesh (acronyme arabe de l'EI) nest pas du tout srieuse. Comment est-il simplement imaginable que les États-Unis, avec leur prsence en Irak, tous leurs quipements et leurs satellites, n'aient pas t capables dempcher Daesh d'entrer Ramadi ? Dites-moi, qui achte le ptrole de Daesh ? De quelle manire, par quelle frontire ? Cela dmontre bien quil n'y a pas de volont de vaincre Daesh.
Accusez-vous les États-Unis et leurs allis arabes d'un double jeu ?
Tout dabord, certains pays membres de cette coalition ont leur part dans la cration de Daesh et dans son financement. Ds lors, comment peut-on imaginer quils soient srieux pour lutter contre eux ?
Parce quils sont aujourdhui directement menacs par les djihadistes ?
Comment ce groupe peut-il bnficier dune telle marge de manuvre en Irak et en Syrie ? Cest impossible imaginer, moins davoir obtenu un feu vert pralable. Dautre part, la stratgie amricaine dans la rgion est la division des pays musulmans. Cest ce qui sest pass au Soudan, et ce quils cherchent en Irak, en Syrie et dsormais au Ymen. Ils nont pas besoin dintervenir directement. Ils peuvent bien profiter de certains allis pour le faire leur place.
Vous critiquez les Amricains. Pourtant, n'assistons-nous pas depuis deux ans un inexorable rapprochement stratgique entre lIran et les États-Unis ?
Il existe une mfiance norme entre les deux pays. Mais la signature dun accord final sur le nuclaire et son application peuvent permettre de mesurer la sincrit des États-Unis et leur disponibilit respecter leurs engagements lgard de lIran. Cela fait un certain temps que lon entend des dclarations plus positives de la part de Barack Obama, mais, dans les actes, les États-Unis sont toujours dans lhostilit vis--vis de lIran.
Qu'en est-il de la France, qui s'est montre plus ferme que les États-Unis sur le nuclaire iranien ?
Il est regrettable que la France soit devenue un pays rput pour sa fermet sur le dossier du nuclaire iranien. Dautant que dautres grandes puissances, pourtant bien connues pour leur hostilit lencontre de lIran, ont eu des positions publiques plus souples. Toutefois, je peux vous dire que le climat a chang depuis quelques mois. La France a choisi une position plus raliste. LIran et la France peuvent devenir des partenaires solides pour aider au rtablissement de la paix et de la scurit dans la rgion.
Les entreprises franaises doivent-elles s'attendre des difficults de retour en Iran ?
Les entreprises franaises sont, selon mes informations, trs dsireuses de pouvoir dbloquer la situation actuelle et de retourner en Iran. Le gouvernement franais, le Quai dOrsay, tous sont favorables ce que les entreprises franaises retrouvent leur part importante sur le march iranien. Je sais que Peugeot a dj prpar une joint venture (socit commune) en Iran et nattend que laccord (sur le nuclaire) et la leve des sanctions pour la signer. Il y aura dailleurs bientt un dplacement du Medef international qui pourrait permettre de rattraper le retard franais en la matire. Parce que les Amricains sont dj sur place et ngocient des contrats, par exemple l'avionneur Boeing.
La proximit entre la France et lArabie saoudite, symbolise par linvitation de Franois Hollande Riyad, vous agace-t-elle ?
Cette visite a t effectue en pleine campagne de bombardements des populations innocentes du Ymen par lArabie saoudite, ce qui a port un coup limage de la France dans la rgion.
La stratgie franaise est toutefois payante, avec des dizaines de milliards d'euros de contrats la cl.
Il est tout fait normal que la France cherche ses intrts conomiques plutt que politiques, mme sil sagit dintrts court terme. Mais je peux nanmoins vous dire que cette visite a touch limage de la France.
Lintervention saoudienne au Ymen a pourtant reu laval de lONU afin de rtablir le prsident ymnite lgitime face aux rebelles houthis, soutenus par lIran.
Les houthis ont gouvern le pays pendant des sicles. Ils sont des lments de la ralit actuelle au Ymen et ont toujours recherch une solution politique base sur le dialogue. Ce ne sont donc pas des rebelles . Malheureusement, cette initiative diplomatique a t bloque sous la pression saoudienne. Dautre part, est-il logique que les autorits dun pays demandent dautres pays de bombarder leurs infrastructures ainsi que leur opposition politique ? Sous quel prtexte ?
Cest oublier que jamais les Saoudiens nauraient laiss les houthis, et par extension l'Iran, semparer dun pays quils ont toujours considr comme leur arrire-cour.
Avant cette intervention militaire, les frontires saoudiennes taient calmes. Quen est-il aujourdhui ? Dites-moi quels objectifs militaires ont t concrtiss ? Mme les Amricains ont avou avoir t tromps par les Saoudiens en pensant que laffaire serait boucle en quelques jours. La rsistance ymnite ne permettra jamais aux Saoudiens de lemporter.
L'Iran tente-t-il d'imposer son hgmonie au Moyen-Orient, comme l'en accusent Riyad et Paris ?
Nous ne sommes pas hgmoniques. Nous possdons un grand territoire, dimportantes ressources naturelles, humaines, ainsi quune situation gopolitique exceptionnelle dans la rgion. Cela fait trente-six ans que la Rpublique islamique dIran doit faire face aux tentatives dautres pays, particulirement les États-Unis, visant la dstabiliser, si ce nest la renverser. Pourtant, elle a russi devenir une puissance importante dans cette rgion sans avoir la moindre vise hgmonique, et souhaite dvelopper sa relation avec tous les pays de la rgion sur la base du respect mutuel. Les Amricains ont compris aujourdhui que notre systme politique tait solide et populaire, non seulement en Iran mais aussi dans le monde islamique et les pays du tiers monde.
Il existe pourtant une vritable haine vis--vis de l'Iran chiite dans les pays et rgions sunnites.
Cela ne correspond pas la ralit. Nous entretenons de trs bonnes relations avec les sunnites en Irak et en Syrie ainsi qu'avec la majorit des pays islamiques. Nous leur disons que nous sommes tous musulmans et que nous n'avons aucune hostilit vis--vis des sunnites, avec lesquels nous cohabitons. Par ailleurs, il est regrettable que certains pays, en tte desquels lArabie saoudite, naient pas bien compris la ralit de cette rgion. Au lieu de chercher une sorte de rivalit avec lIran, ils devraient uvrer la coopration avec nous. Cest ce que nous recherchons. Bien sr, lArabie saoudite est un acteur important de cette rgion avec lequel nous pouvons dialoguer et cooprer, mais on ne peut pas accepter quelle cherche dstabiliser la rgion.
LIran est tout de mme loffensive dans la rgion, par le biais du Hezbollah au Liban et en Syrie ou des milices chiites en Irak.
Nous ne pouvons tre indiffrents ce qui se passe autour de nous. Linscurit, la division ainsi que la dstabilisation de lIrak et de la Syrie peuvent contaminer les autres pays de la rgion. Notre stratgie est donc de tout faire pour cooprer avec les autorits de ces pays pour garantir leur souverainet et leur intgrit territoriale, ainsi que dloigner par l mme la menace de notre territoire. Nous avons mis en place une coopration militaire dans la lutte contre Daesh en Syrie et en Irak, suite leur demande, particulirement sous forme d'envoi de conseillers militaires, qui a permis de sauver Bagdad et de nombreuses villes.
Êtes-vous optimiste quant la conclusion fin juin d'un accord final sur le nuclaire iranien ?
Tout est possible, mais nous navons pas de craintes. Nous vivons depuis longtemps sous le rgime des sanctions et un chec ne serait pas la fin du monde. Bien sr, la leve des sanctions peut nous permettre de mieux dvelopper notre conomie. Mais cest galement dans lintrt des entreprises europennes, et particulirement franaises, qui ont perdu une part importante sur un grand march de presque 80 millions dhabitants. Bien quil reste encore certains lments difficiles ngocier, je suis convaincu que nous pouvons y arriver, condition que le groupe des 5 + 1 (les grandes puissances, NDLR) soit vraiment srieux et sincre. Il serait, en outre, regrettable que des lobbys aux États-Unis (rpublicain et pro-isralien, NDLR) bloquent les choses si un accord tait sign.
Un succs consacrerait la politique douverture de Rohani ltranger. Pourtant, rien ne semble avoir chang lintrieur du pays.
Le docteur Rohani mne bien les promesses quil a faites avant son lection. Il ne faut pas oublier quen Iran la situation lintrieur du pays dpend de beaucoup dlments. Nous avons une socit libre, o lon peut entendre des voix diffrentes. Et la promotion des droits de lhomme, qui doit tre considre comme un principe sacr par tout le monde, est assure chez nous, car l est notre conviction. Nous avons dj fait beaucoup de progrs, au contraire de ce qui se pratique dans les pays voisins de lIran, qui sont dailleurs les meilleurs allis de la France et des autres pays occidentaux. Ceux-ci ferment les yeux, signent des contrats et cautionnent leur politique sans la moindre critique.




Le Point.fr
 

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