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Ce que Roosevelt et les Amricains voulaient vraiment faire ...

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Manqool Ce que Roosevelt et les Amricains voulaient vraiment faire ...

Ce que Roosevelt et les Amricains voulaient vraiment faire de la France en 1944




Bien entendu, je traite avec Darlan, puisque Darlan me donne Alger ! Demain, je traiterai avec Laval si Laval me donne Paris ! (Franklin Roosevelt, Prsident des États-Unis, le 23 novembre 1942, devant les missaires de Charles de Gaulle la Maison Blanche)


Ce que Roosevelt et les amricains voulaient vraiment faire de la France en 1944

Pour comprendre quels taient les objectifs de Franklin Roosevelt, et des cercles dirigeants amricains, quant lavenir de la France aprs le dbarquement, il est utile de relire un passage essentiel des Mmoires de Guerre.
Nous sommes en novembre 1942. Les Anglo-Amricains viennent de raliser le dbarquement en Afrique du nord franaise (Opration Torch), dailleurs sans en avoir prvenu le chef de la France Libre. Laffaire a t un succs militaire clatant puisque les troupes franaises (ptainistes) dAfrique du nord se sont rendues au bout de 48 heures, aprs avoir fait seulement semblant de se battre.
En revanche, une dcision fait scandale, aussi bien au sein des Franais Libres rfugis Londres que parmi lopinion publique britannique : le gnral amricain Eisenhower, bien entendu avec le plein accord du prsident Roosevelt, a dcid de maintenir lAmiral Darlan, lun des dauphins de Ptain, au pouvoir Alger. En somme, Darlan a retourn sa veste et les Amricains len rcompensent en le maintenant dans ses fonctions la tte de lAfrique du nord franaise !
Sitt la nouvelle connue, Charles de Gaulle dcide denvoyer deux missaires Washington pour protester avec la dernire nergie auprs du prsident Rososevelt. Lequel les reoit et leur livre une vision de la France daprs-guerre proprement scandaleuse.
Cest ce clbre passage des Mmoires de Guerre :
Il nen faut pas davantage pour que le Prsident Roosevelt surmonte, lgard de Darlan, les scrupules dmocratiques et juridiques que, depuis plus de deux annes, il opposait au gnral de Gaulle. Par son ordre, Clark reconnat le haut-commissaire et entame avec lui des ngociations qui aboutissent, le 22 novembre, un accord en vertu duquel Darlan gouverne et commande, pourvu quil donne satisfaction ses vainqueurs anglo-saxons.
Sans doute, le Prsident fait-il publier une dclaration affirmant que les arrangements politiques conclus entre Eisenhower et Darlan ne sont quun expdient temporaire. Mais recevant, le 23, Andr Philip et Tixier et sirritant de leurs protestations, il leur crie : Bien entendu, je traite avec Darlan, puisque Darlan me donne Alger ! Demain, je traiterai avec Laval si Laval me donne Paris !
Charles de Gaulle, Mmoires de guerre, Tome 2, lUnit, 1942-1944, chapitre Tragdie
Page 48 (dition Plon)
On voit donc bien la collusion quil y avait entre les autorits amricaines et les autorits du rgime de Vichy. Le prsident Roosevelt et les cercles dirigeants amricains voulaient disposer, au sortir de la guerre, dune France aussi domestique que celle quavait souhaite Hitler. Ctait finalement un conflit dimprialisme entre les Amricains et les Allemands, rien dautre.
Et Roosevelt souhaitait promouvoir les ptainistes contre de Gaulle parce quil savait parfaitement quils seraient infiniment plus dociles, pour obir Washington comme ils obissaient Berlin, plutt que le Fondateur de la France Libre, dont lintransigeance sur lindpendance de la France tait dj lgendaire.
Cette vision stratgique de ce que devait devenir la France daprs-guerre selon Washington a t confirme et prcise par Charles de Gaulle, vingt ans aprs les vnements. Toujours Alain Peyrefitte, dans un autre passage capital de louvrage Ctait de Gaulle. Passage que voici :
EXTRAIT DE LOUVRAGE
CÉTAIT DE GAULLE
DALAIN PEYREFITTE -
Palais de lÉlyse, 17 juin 1964
Tome 2, Édition de Fallois Fayard 1997 page 52 -

Charles-de-Gaulle : Roosevelt tait un type qui voulait dominer lunivers et, bien entendu, dcider du sort de la France. Alors, de Gaulle, a lembtait ; il ne le trouvait pas assez souple. Il pensait que le jour o les Amricains auraient dbarqu en France, si le Marchal tait encore l, il naurait rien leur refuser ; ce qui tait bien vrai.
Ensuite, Vichy tant devenu vraiment impossible, il a laiss tomber Vichy. Il a essay de se rattraper sur Giraud.
Puis, voyant que a ne donnait rien, il a essay de se rabattre sur Herriot. Il a mme tent de fabriquer un gouvernement Paris au moment o jallais y entrer, avec Laval, Herriot. Tout a t maniganc avec Otto Abetz [Reprsentant de Hitler Paris sous lOccupation] et avec Allen Dulles, qui tait Genve pour le compte de la CIA.
Alain Peyrefitte : Allen Dulles
Charles de Gaulle : Oui, cest a. Dabord moi, en arrivant Paris, jaurais foutu ce gouvernement au [trou][]. Vous pensez, lpoque, Herriot, Laval et Abetz a ne pesait pas lourd. Mais Roosevelt se figurait quHerriot assurerait la continuit avec la IIIe et Laval avec Vichy, et que tout a allait apparatre comme la Rpublique.
Seulement, Hitler, a la exaspr quand il a su a. Il a dit : De quoi, de quoi ? Laval, Herriot, et tout ceux-l ? Alors, il a fait savoir Laval de sen aller Sigmaringen, il la fait dire aussi au Marchal, il a dsavou Abetz, il a fait remettre Herriot dans sa prison. Il a tout nettoy.


Le Prsident Roosevelt refusa toujours de reconnatre la lgitimit de la France Libre, prfrant maintenir une ambassade auprs de Ptain et du rgime de Vichy jusquen novembre 1942, puis usant des manuvres les plus tortueuses pour tenter dcarter Charles de Gaulle du pouvoir et installer, sa place, des dirigeants plus mallables.

Ainsi, en aot 1944, soit plus de deux mois aprs le dbarquement de Normandie, le Prsident Roosevelt esprait encore installer au pouvoir Paris Édouard Herriot homme politique radical de la IIIe Rpublique et Pierre Laval la figure la plus honnie de la Collaboration, avec lequel il avait dailleurs des liens de parent par alliance.

Ce projet scandaleux, minutieusement dcrit par de Gaulle dans ses Mmoires de guerre, avait t ourdi par une troite concertation entre le chef de la CIA Allen Dulles, lambassadeur dHitler Paris Otto Abetz et le dauphin de Ptain.

Allen Dulles (1893 1969) fut le premier directeur civil de la Central Intelligence Agency (CIA), du 26 fvrier 1953 au 29 novembre 1961, et lun des sept membres de la commission Warren charge denquter sur lassassinat de John Fitzgerald Kennedy.
Il tait galement le frre cadet de John Foster Dulles, Secrtaire dÉtat des États-Unis du gouvernement Dwight Eisenhower, de 1953 1959, et actionnaire principal de la United Fruit Company, socit bananire influente dans les rpubliques bananires dAmrique latine.

Allen Dulles est un personnage des plus controverss : sa carrire au sein de lÉtat amricain ne cessant dtre maille de conflits dintrts personnels et familiaux plus ou moins importants, dus sa participation la vie de grands groupes industriels internationaux ainsi qu la carrire de son frre John Foster Dulles qui travailla lui aussi pour ces grands groupes.

Otto Abetz (1903 1958), francophone et francophile, reprsenta lAllemagne en France en 1938 et en 1939, do il fut expuls le 30 juin 1939 comme prsum espion. Le 8 juillet 1940, la suite de larmistice entre la France et lAllemagne, il fut de nouveau envoy en France. Nomm ambassadeur de lAllemagne le 3 aot 1940, il conserva ce poste jusquen 1944 et travailla mettre en place une politique de collaboration.
En juillet 1949, le tribunal militaire de Paris le condamna 20 ans de travaux forcs pour crimes de guerre, en particulier pour son rle dans lorganisation de la dportation des juifs de France vers les camps de la mort.
Il fut libr en avril 1954.
Charles de Gaulle : Bohlen [Lambassadeur des États-Unis en France] se comporte envers moi comme Roosevelt il y a vingt ans. Il reoit en permanence des dputs, des snateurs, des journalistes, et il les monte contre nous. Je nen ignore rien. Ils font tous a, les Amricains.

NOTE :Charles E. Bohlen (1904 1974) fut ambassadeur des États-Unis en France de 1962 1968. Trs hostile de Gaulle, Charles E. Bohlen avait des liens de parent proches avec Alfried Krupp von Bohlen und Halbach, hritier des aciries Krupp, lun des principaux fabricants darmes de lAllemagne pendant la Seconde Guerre mondiale, criminel nazi reconnu coupable de pillage et de crime contre lhumanit le 31 juillet 1948, et condamn douze ans demprisonnement et la confiscation de ses biens.
Charles de Gaulle : Roosevelt, ctait pareil, il ne traitait quavec des gens qui taient mes ennemis. Il avait autour de lui, Washington, des types comme Chautemps.
Alain Peyrefitte : Et Saint John Perse.
Charles-de-Gaulle : Oui, Lger qui avait t limog par Paul Reynaud. Et dautres du mme tonneau, avec qui Roosevelt prenait le th. Ils le montaient contre moi, en remchant leurs checs. Seulement, a continue. Alors, Bohlen ne voit que nos adversaires, les Mitterrand et les Maurice Faure.

NOTE : Camille Chautemps, ministre dÉtat du Front populaire, successeur de Lon Blum de juin 1937 mars 1938 la tte du gouvernement, fut vice-prsident du Conseil des gouvernements Édouard Daladier, puis du gouvernement Paul Reynaud. Ardent partisan de lArmistice et trs hostile de Gaulle, il fit partie du gouvernement de Philippe Ptain jusquau 12 juillet 1940. En novembre 1940, charg dune mission officieuse, il partit pour Washington, et choisit dy demeurer jusquen 1944.


NOTE : Alexis Lger, secrtaire gnral du Quai dOrsay 1933 1940, artisan de la rencontre de Munich (et grand pote sous le pseudonyme de Saint-John-Perse) avait t mis en disponibilit par Paul Reynaud, Prsident du Conseil, le 20 mai 1940. Il stait ensuite rfugi aux États-Unis.
Charles de Gaulle : Churchill, lui non plus, nadmettait pas quon ne plie pas. Au lieu de trouver des gens de caractre qui lui auraient tenu tte, il sentourait de gens qui taient couchs par terre.
Je me rappelle un soir, quand jai rencontr Roosevelt pour la premire fois, au Maroc. Roosevelt voulait mobliger me soumettre Giraud. Jai envoy Roosevelt faire foutre, poliment mais fermement. Alors, Churchill ma fait une scne invraisemblable. Je lai mal pris, et je lui ai dit : Quest-ce que a veut dire : On ne vous comprend pas ? Vous ntes pas digne de votre charge ! Je lai trs mal trait.
Alors, le dernier jour, on sest runi autour de Roosevelt pour se dire adieu. Churchill, devant tout le monde, a commenc me refaire une scne en me disant : Vous navez pas suivi le Prsident. Il piquait une lche honte Roosevelt, et cest Roosevelt qui, la fin, a trouv que a suffisait et lui a impos silence. Il a dit : Maintenant, il faut que ces deux gnraux se serrent la main devant les photographes.
La politique de Roosevelt, ctait exactement celle quont aujourdhui les Amricains dans le Sud-Est asiatique. Ils ne peuvent pas en imaginer dautre. Des marionnettes, cest a quils veulent en face deux.

FIN DE LEXTRAIT DE LOUVRAGE
CÉTAIT DE GAULLE
DALAIN PEYREFITTE
Palais de lÉlyse, 17 juin 1964
Tome 2, Édition de Fallois Fayard 1997 page 52 -

Cette clbre et hypocrite poigne de mains entre de Gaulle et le gnral Giraud, ptainiste pass au service des Amricains, fut exige par Roosevelt lors de lentrevue des quatre hommes au Maroc en 1942. On distingue Roosevelt ( gauche) et Churchill ( droite) assis larrire-plan, en train de contempler avec satisfaction cette scne de thtre organise devant les appareils photos des journalistes de la presse anglo-saxonne.
Le prsident amricain voulait absolument promouvoir Giraud, personnage falot, peu intelligent et sans temprament, pour empcher Charles de Gaulle daccder au pouvoir. Car le patron de la Maison Blanche, qui tait intelligent et sournois, avait parfaitement compris que de Gaulle tait le seul homme dÉtat franais, le seul capable de faire chec au projet des États-Unis de vassaliser la France aprs la fin de la guerre.
Conclusion

La commmoration du 6 juin 1944 en trs grandes pompes, avec les plus hautes autorits de lÉtat, semble parfaitement lgitime et ncessaire nos compatriotes, tellement des pans entiers de lHistoire relle ont t occults depuis 70 ans.
Il est donc plus que temps que les Franais fassent pour de bon le travail de mmoire quon leur demande, condition de le faire dans son intgralit, sans biais ni a priori, et sans passer sous silence les actions prcises des Allis, et tout spcialement des Amricains lencontre de la souverainet et de lindpendance de la France.
Sil y a certes toutes les raisons pour sincliner devant la mmoire des soldats anglais, canadiens et amricains morts sur le sol de France, qui ont contribu de faon dcisive la fin de lOccupation nazie, il ny a en revanche aucune raison de permettre aux États-Unis dAmrique de camoufler les objectifs politiques peu reluisants qui taient ceux de leur gouvernement lpoque des faits.
Il est important que les Franais, et notamment les jeunes gnrations, sachent que Roosevelt avait dcid :
  • de placer la France libre sous son occupation militaire amricaine,
  • de lui imposer une fausse monnaie imprime aux États-Unis,
  • et de maintenir Pierre Laval au pouvoir, figure hideuse et honnie de la Collaboration et de lintelligence avec lennemi, et tout cela avec la complicit de lambassadeur dHitler en France.
Par la mme occasion, il serait utile de rappeler le soutien financier considrable quapporta loligarchie industrielle et financire amricaine Adolf Hitler et son rgime pendant toute les annes 30 ,et pendant encore une grande partie de la guerre. Les travaux dAnthony Sutton, dsormais de plus en plus connus, permettent notamment de jeter une lumire crue sur cette coopration secrte entre les États-Unis et lAllemagne hitlrienne.
Tous ces rappels historiques permettraient Washington de faire son tour, et utilement, son travail de mmoire et sa repentance . Cela permettrait aussi dinviter Washington abandonner ses prtentions lhgmonie mondiale.
Au lieu de se plier servilement lopration de communication voulue par Washington afin de lgitimer son hgmonie actuelle sur lEurope et la France par Union europenne et Otan interposes , le prsident Hollande devrait ainsi garder lesprit que son rle est denseigner la vrit historique aux jeunes gnrations et dtre le garant de lindpendance nationale , comme le lui en fait obligation larticle 5 de notre Constitution.
LUPR demande au gouvernement dorganiser une grande commmoration digne de ce nom le 15 aot 2014, loccasion des 70 ans du dbarquement de Provence.

Franois Asselineau 5 Juin 2015








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