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Lorsque les victimes de Khalifa se transforment ...

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2015-06-05
 
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Manqool Lorsque les victimes de Khalifa se transforment ...

Procs EL Khalifa Bank : Lorsque les victimes de Khalifa se transforment en ses fervents dfenseurs

Le procs El Khalifa Bank boucle son mois avec laudition des parties civiles. Une longue liste de socits publiques et de citoyens anonymes se sont succd la barre pour faire tat des montants colossaux quils nont pu rcuprer.


Hier, le tribunal criminel de Blida sest attel, durant toute la journe, entendre une longue liste de parties civiles (132), en majorit des socits publiques, mais aussi de simples citoyens qui ont perdu des centaines de millions de dinars confis El Khalifa Bank pour bnficier des taux dintrt attractifs, mais aussi, disent-ils, du bon accueil et des prestations bancaires de qualit.
Laudition la plus troublante a t celle de Omar Abed, commerant de son tat, qui sest constitu en son nom et au nom dune dizaine de dposants, dont des membres de sa famille, en tant que partie civile. Demble, il affirme avoir tenu une assemble gnrale pour la cration dune association des victimes de Khalifa, mais le ministre de lIntrieur refuse de lui remettre lagrment. Jai obtenu lagrment en France, mais pas en Algrie, alors que lassociation existe en Belgique, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Malaisie, dit-il. Le juge lui demande de parler de son cas.
Omar Abed affirme avoir perdu 290 000 DA et 250 euros, quil reconnat par la suite avoir rcuprs auprs du liquidateur, mais mon pouse avait 10 000 livres sterling quelle na pas pu rcuprer. Je veux les reprendre. Cest mon argent. Il accuse : La Banque dAlgrie est la seule responsable. Elle doit assumer ses responsabilits en tant quautorit de contrle. Jai dpos mon argent dans une banque, pas chez Abdelmoumen Khalifa. Je veux poursuivre la Banque dAlgrie et non El Khalifa Bank. Le juge le rappelle lordre : Il y a des procdures respecter. Vous navez pas besoin de faire de la politique. Ici cest un tribunal.
Parlez avec respect Abed se calme et continue : La Banque dAlgrie aurait d faire son travail. Rendez-nous notre argent. Jai failli commettre un crime si ce ntait pas un employ dEl Khalifa Bank, M. Naouch, qui ma aid. Nous tions huit avoir fait une grve de la faim pendant 15 jours et M. Badsi nous a affirm quune runion interministrielle stait tenue, lissue de laquelle la dcision de rgler le problme des dposants a t prise.
Quelque temps aprs, il est revenu pour nous dire que le chef du gouvernement lavait trahi () Nous avions fait des propositions de rachat de la banque pour rembourser les dposants, mais rien Une dclaration surprenante lorsque lon sait que le mme Abed avait, lors du procs de 2007, qualifi Abdelmoumen Khalifa descroc et accus sa banque davoir vol ses clients. Il avait fait un vritable rquisitoire contre El Khalifa Bank et son PDG, alors quhier, il sest prsent comme leur dfenseur attitr. Cest une des meilleurs banques, qui ma permis douvrir un compte en devises alors que les banques publiques mavaient refus ce droit.
Laccueil tait extraordinaire. Khalifa a rendu service aux clients, dclare Abed. Le juge linterrompt pour lui rappeler quil nest pas le seul avoir perdu de largent : Vous avez rcupr votre argent et votre pouse a eu une grande partie de la somme dpose alors que des socits ont tout perdu Abed : Javais des livres sterling, pourquoi me donnent-ils des dinars ?
Je ne suis pas contre El Khalifa Bank, mais contre la banque dAlgrie
Matre Meziane lui demande sil a t rembours, Abed dclare avoir obtenu le remboursement de tout son argent, mais il ajoute : Jtais en instance de divorce et javais besoin de cet argent. Je navais mme pas de quoi acheter un litre de lait pour mon fils Le juge : Vous avez obtenu votre argent Abed : Oui, mais je veux largent de mon pouse, cest aussi le mien Me Meziane linterroge sur lassociation quil dirige en France. Abed : Cette association a t cre en France pour attaquer en justice la Banque dAlgrie et non pas El Khalifa Bank. Me Meziane : Pour la liquidation, Abed a t pay. Il ne nous nous doit rien.
Le procureur gnral linterroge sur les procurations quil a prsentes pour parler au nom dune dizaine de dposants : Etes-vous all Mostaganem ? Abed : Non, je ny suis pas all酻 Une rponse qui fait sursauter le procureur gnral, qui lui demande : Comment pouvez-vous signer sans tre prsent ? Abed se ressaisit : Je crois que jy ai t. Je ne me rappelle pas Mais il est incapable de citer les adresses des notaires chez lesquels il a sign les procurations.
Il dit avoir oubli parce que cela remonte loin. Le procureur gnral : Vous dites ici que vous navez jamais entendu parler de taux dintrt aussi levs que lors de ce procs, alors que vous aviez dclar au juge dinstruction quEl Khalifa Bank attirait les dposants en leur faisant miroiter des taux dintrt trs levs. Abed ne dit mot. Le magistrat lui demande quel taux il a plac son argent et Abed lche : 7%. Vous tes le premier qui vient cette barre pour parler dun taux de 7%, rplique le procureur gnral. Abed est dstabilis et jure que cest le vrai taux.
Matre Lezzar, avocat de Abdelmoumen Khalifa : Si vous avez obtenu tout votre argent, que faites-vous ici ? Abed : Je veux rcuprer largent de ma femme qui est le mien, mais aussi celui des autres dposants qui mont constitu. Me Lezzar : Puisque vous reprsentez une association agre en France, pourquoi ne vous tes-vous pas constitu devant le tribunal de Nanterre contre El Khalifa Bank ? Abed : Nous ne sommes pas contre El Khalifa Bank mais contre la Banque dAlgrie.
De plus il faut attendre que cette affaire soit juge dfinitivement. Non convaincu de la rponse, Me Lezzar revient la charge et Abed rpond : Je suis ici parce que jai reu une convocation. Par respect pour le tribunal, je suis ici. La dclaration surprend lassistance. Le juge appelle Rachid Maouch, un particulier qui a effectu des dpts terme de 3 ans un taux de 5% puis de 6 mois pour 7%. Le montant 5 millions arrivait chance au mois de mars 2003, mais il ny avait pas dargent.
Le juge lui fait remarquer que le taux ntait pas aussi intressant que celui des banques publiques et Maouch rpond : Ce qui ma pouss aller Khalifa Bank, ce sont les prestations de service. Ils taient professionnels et trs rapides. Le juge : Mme avec le mauvais accueil, au bout du chemin vous rcuprez votre capital Maouch : Pour moi cest une banque algrienne mise sous le contrle de la Banque dAlgrie. Je me sentais protg par une institution dEtat. Depuis, je fuis toutes les banques prives. Le procureur gnral : Quaviez-vous dpos ? Maouch : Des bons de caisse anonymes.
Le procureur gnral : Pourquoi vous vitez de dire la vrit ? Pourquoi navoir pas dit quil sagissait de bons de caisse, raison pour laquelle le taux est infrieur celui des dpts terme ? Vous tes reprsent par Abed Omar, qui lui aussi na pas voqu les bons de caisse, alors que ceux quil reprsente ont dpos des bons de caisse anonymes ? Pourquoi des bons de caisse anonymes ? Maouch : Cest un choix. Il y a des gens qui les achtent. Cest permis par la loi Le procureur gnral : Il y a des gens qui les achtent pour viter les impts. Mais ce nest plus le cas aujourdhui. Mme sur un bon de caisse anonyme, vous tes oblig de mentionner votre nom
Me Lezzar : Pourquoi avoir responsabilis la Banque dAlgrie ? Maouch : Parce quelle est linstitution qui devait assurer le contrle des banques. Je nai rien senti, dailleurs jai attendu 2002 pour aller faire mes dpts. Le juge : Mais la Banque dAlgrie contrle aussi les banques publiques, et lune delles pourrait avoir le mme problme. Maouch : Je ne veux plus entendre parler des banques prives. Je suis vaccin ! Le procureur gnral revient la charge et demande Maouch ce quil fait. Je suis pharmacien, dit-il.
Les milliards de dinars des OPGI placs El Khalifa Bank perdus tout jamais
Le procureur gnral : Vous connaissez alors Abdelmoumen Khalifa ? Maouch : Jtais distributeur de mdicaments. Jachetais auprs de son usine. Vous avez plac vos bons de caisses anonymes El Khalifa Bank, parce que connaissez assez bien Abdelmoumen. Pourquoi ne dites-vous pas la vrit ? Vous tes ici en tant que partie civile. Quavez-vous craindre ? lance le procureur gnral. Abdelkader Bennacer est un militaire la retraite qui jurait, juste avant laudience, de malmener Abdelmoumen Khalifa, un ancien ami, dit-il, qui lui a vol son argent.
A la barre, ses dclarations changent totalement. Il dit avoir dpos 1,62 million de dinars, un prt social obtenu auprs de larme pour achever la construction de sa maison. Il avait besoin dun compte bancaire rapidement et un ami qui exerait lagence El Khalifa Bank dEl Djazar, lui a fait le ncessaire en quelques minutes. Malheureusement, tout son argent a t perdu. Il na pu se faire rembourser que 700 000 DA. Ce qui, dit-il, lui a caus des problmes familiaux, en raison de la situation difficile dans laquelle il sest retrouv. et sattaque au liquidateur qui, selon lui, na pas voulu le rembourser en dpit des chques quil avait dposs.
Abdelkader Bennacer cde la barre au reprsentant de lOPGI dOum El Bouaghi. Ds 1999, lOffice a plac 28 millions de dinars lagence de Blida, quil na pu rcuprer. Au procureur gnral, le reprsentant de lOPGI affirme que cest le directeur de lagence, Belaid Kechad, qui est venu avec deux autres cadres de la banque quil ne connat pas pour ngocier la convention et la signer. Naoui Hamza, reprsentant des Moulins des Bibans de Bordj Bou Arrridj, une filiale de lEriad, affirme que lentreprise a plac 100 millions de dinars, mais na pu rcuprer que 5% du montant rembours par le liquidateur.
Said Boubeker, reprsentant de lOPGI de Djelfa, dclare que lOffice a plac 230 millions de dinars en deux parties, mais a perdu les 100 millions dposs en mars 2003 alors que ladministrateur tait dj install. Anissa Naouri, liquidatrice du Groupe boissons dAlgrie (GBA), est prsente en tant que reprsentante de ce groupe qui a plac 180 millions de dinars mais na perdu que 16 millions de dinars, alors que nombre de ses units nont pu rcuprer les 628 millions de dinars quelles avaient placs. Atika Djellil, reprsentante de lOPGI de An Tmouchent, a affirm que lOffice a dpos 15 millions de dinars en deux tranches dont la premire a t effectue le 1er mais 2001 Oran. La somme na malheureusement pas t restitue.
Matre Khadidja Meslem, qui reprsente lEntreprise nationale des services aux puits (ENSP), une filiale de Sonatrach dont le sige est Hassi Messaoud, indique que la socit a perdu les 500 millions de dinars, placs par le PDG, sans rsolution du conseil dadministration, un taux dintrt de 10%, puis de 9,5%. Ce placement a gnr, daprs elle, un gain de 20,2 millions de dinars, mais le capital de 500 millions de dinars a t perdu. Sahraoui Bouhali, reprsentant de lOPGI de Ouargla, affirme que loffice a plac lagence de Chraga 450 millions de dinars, mais seulement 5% de ce montant ont t rembourss par le liquidateur.
Hamid Zeknoun, de lOPGIde Bouira, affirme que lOffice a dpos, en 2002, 150 millions de dinars, dont 5% seulement ont t rcuprs au niveau de la liquidation. Il soulign que la convention de placement a t signe par Kechad Belaid, directeur de lagence de Blida. Le procureur gnral demande au prsident la permission dinterroger laccus Belaid Kechad, sur le fait quil signe une convention de placement Bouira. Du fond du box, Kechad rpond : A lpoque, il ny avait pas de directeur dagence Bouira. Jai sign en tant que reprsentant de la banque.
Houssem Bouguerra, reprsentant de lOPGI de Stif, semble totalement perdu et dsempar. Licenci en droit, il ne sait rien du dossier. On ma envoy parce que le charg du juridique est absent. Je nai pas consult le dossier, explique-t-il. Le juge tente quand mme de lui soutirer des informations. Il affirme que loffice a plac 740 millions de dinars, mais il dit ignorer les dtails des conventions y affrentes, prcisant nanmoins que le montant na pas t rcupr.
Mohamed Fahem, reprsentant de lOPGI de Mostaganem, dclare que les placements de sa structure ont atteint 200 millions de dinars devant gnrer 10% dintrt. Malheureusement, dit-il, ni le capital ni les intrts nont pu tre repris, en raison de lindisponibilit des fonds lagence de Mostaganem. Aujourdhui, le tribunal entendra le liquidateur Moncef Badsi, alors que samedi prochain, laudience sera consacre aux plaidoiries des parties civiles et probablement au rquisitoire du parquet gnral.



Salima Tlemani




 

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