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«Moumen m’avait promis 45 millions d'euros ...

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ÇÝÊÑÇÖí «Moumen m’avait promis 45 millions d'euros ...

Badsi : «Moumen m’avait promis 45 millions d'euros que j’attends toujours»






«L’affaire Khalifa est l’illustration parfaite de l’état de faiblesse et de précarité du pays. 689 millions de dollars ont été transférés dans le cadre d’opérations irrégulières. Les filiales avaient un endettement de 66 milliards de dinars. Abdelmoumen Khalifa m’avait promis, à Londres, de donner aux déposants 45 millions d’euros que j’attends toujours.» Autant de vérités que Moncef Badsi, liquidateur d’El Khalifa Bank, a révélées hier au tribunal criminel de Blida.


Durant toute une journée, Moncef Badsi, liquidateur d’El Khalifa Bank, n’a pas fléchi un seul instant devant les questions du juge et encore moins celles des avocats, notamment ceux de Abdelmoumen Khalifa. De manière magistrale, en parfait technicien, il a réussi à expliquer ce qu’il a qualifié de pillage des fonds des déposants qui, selon lui, est une parfaite illustration de la fragilité et la vulnérabilité du pays.
Il commence par décrire l’état de la banque qui offrait «le constat d’un désastre sous tous ses aspects». «J’avais l’impression que j’étais dans un Etat de guerre, où il y avait beaucoup de victimes.» Il fallait réaliser les actifs, dit-il, cependant la mission «était très difficile et compliquée», mais 12 années après, «nous avons très bien avancé.
La liquidation de toutes les filiales a été clôturée. Il ne reste que celle de Khalifa Airways, qui s’achèvera vers la fin de 2015, et celle d’El Khalifa Bank, dans trois ans au maximum». Pour Badsi, cette affaire est l’illustration d’un état de faiblesse et de précarité du pays : «J’espère qu’on tirera des leçons de cette catastrophe, pour que plus jamais le pays ne soit confronté à cela.»
Le juge l’interroge sur la mission de l’administrateur et Badsi explique qu’elle était trop courte pour faire un décryptage global et décider s’il faut entreprendre l’extinction de l’entreprise ou sa réanimation. «Tout ce qui a été décrit est bien en deçà de la réalité que nous avions vécue sur le terrain», a-t-il dit. Le juge le fait revenir sur son installation et Badsi déclare que l’acte fondamental qu’il a engagé dès sa prise de fonction était de procéder à l’inventaire du patrimoine dans un souci de protection. «J’ai inventorié aussi bien les biens que les dossiers, l’inventaire a tout le temps été suivi d’une action organisée et protectrice.
Ce travail se faisait dans un environnement qui n’était pas du tout favorable. Chacun veut être servi. Les mesures de protection ont été difficiles à imposer. J’ai gardé cette image de protestataires entourés par une quarantaine de policiers et des pierres qui pleuvaient de partout.» Pour illustrer la situation d’El Khalifa Bank, Badsi affirme que «les 70 agences en exploitation et en projet étaient, dans leur majorité, louées, les effectifs n’avaient pas encore quitté le site et une bonne partie de la transmission de l’information était coupée. Les comptes n’étaient pas à jour et la comptabilité n’était pas faite. Cette phase trouble a été très nuisible à la banque.
Parce que c’est durant cette période que les actes de pillage ont été commis». L’administrateur, indique-t-il, a tenté de normaliser les actes de gestion, mais il a aussi, précise-t-il, mené des investigations, qui ont permis d’engager les grandes orientations, notamment les décisions des autorités monétaires. Badsi insiste sur l’opération d’archivage qu’il a entreprise «pour classer 1,2 million de dossiers et archiver 33 millions d’écritures, désormais bien protégées».
«Durant 12 années, nous ne faisions que réparer les dégâts»
Il analyse la situation de la banque en disant que généralement, «il y a un instrument que la comptabilité utilise et qui permet de faire des réclamations et les analyses de solde. Mais, à El Khalifa Bank, nous sommes saisis par les dates qui ne voulaient rien dire, parce qu’elles n’étaient pas liées à un événement. L’historique de la relation client-banque n’existait pas.
Le cumul des comptes d’ordre est le témoin d’opérations contestables, voire douteuses, et présente un terrain dangereux». En maître de la comptabilité, il décortique le bilan d’El Khalifa Bank pour 2002 : «Sur un pied de 127 milliards de dinars, les comptes d’ordre représentent 97 milliards de dinars.
Ce qui est énorme, même si le compte de la trésorerie affiche un chiffre de 38 milliards de dinars. La première réaction d’un gestionnaire, d’un expert ou d’un commissaire aux comptes est de douter de la fiabilité et de la sincérité et de la réalité de la composante. Quand on regarde à l’intérieur des comptes d’ordre, on trouve des chapitres en déphasage, qui sont contestables. Si on va plus loin dans les opérations, on est étonné de la légèreté avec laquelle ces données ont été établies.
Dans ces comptes d’ordre, il y en avait un qui est folklorique ; les EES (écritures entre sièges). Sur les 97 milliards de dinars, elles occupent 66 milliards de dinars. Ce n’est pas possible de travailler à une protection du patrimoine, et affronter les clients qui réclament des paiements, si vous avez des opérations qui naviguent.
Comment peut-on dire que la comptabilité est expressive, lorsque vous avez un compartiment aussi important que le chapitre correspondant, dont la comptabilité n’existe pas.
Elle n’existe que dans les chiffres extracomptables. Vous pouvez être très performants et avoir les meilleurs des personnels, mais si vos comptes ne sont pas intégrés dans le processus de comptabilité vous ne pouvez pas réussir. Cela a été le cas pour El Khalifa Bank. Autre exemple : dans le ramassage des fichiers, il y a des bug et des compartiments omis. Il faut restaurer et refaire la saisie. Durant les 12 années de liquidation, nous ne faisions que rétablir les dégâts. Ce n’est pas partout la même chose.
Cela n’est pas systématique, mais épisodique et localisé.» Le juge l’interroge sur les 11 écritures entre sièges, qui avaient été régularisées sans justification bancaire, et découvertes lors de la période sous administration. Badsi ne veut pas, dit-il, s’attarder sur cet événement qui peut cacher les nombreux autres cas qui ont existé. «Il y a eu des opérations de pillage, dont on ne s’est pas rendu compte.
El Khalifa Bank est sortie avec une dette cumulée de 104 milliards de dinars et je n’ai pu ramasser que 10 milliards de dinars. Soit, 10% de remboursement. Cela veut dire qu’il n’y a jamais eu de ressources pour affronter la dette. Ce qui me fait penser que les dégâts doivent être plus importants que l’événement des 11 EES. La dette n’est pas approximative.
Elle est déclarée par les concernés. Il y a eu une souscription de déclaration que nous avions retrouvée, et pour laquelle il y a eu engagement du processus de remboursement. Le liquidateur ne dépense jamais, sauf pour le personnel mis à sa disposition. Il ne fait qu’encaisser. Lorsqu’il débourse, c’est pour rembourser les créanciers.» Au sujet des indemnisations, il affirme avoir reçu 11 700 déclarations enregistrées et éliminé 2700 autres, parce qu’elles n’étaient pas fondées. Il explique que sur les 119 milliards de dinars de créances, il n’a pu ramasser que 10 milliards de dinars.
Cette insuffisance d’actifs, souligne-t-il, remonte à très loin, au moins à la date du 31 décembre 2002. Résultat : actuellement, le bilan de 2014, «nous avons un déficit de 104 milliards de dinars. A un tel déséquilibre, on peut donner un sens à travers l’achat de la villa de Cannes, l’opération d’importation des unités de dessalement, l’achat d’une unité de construction en Allemagne, l’achat des avions-taxi, du jet présidentiel (BBJ), ces crédits donnés, sans garantie, à ces opérations de sponsoring sans réflexion, aux grandes gentillesses accomplies, etc. Ce sont tous ces actes de gestion contestables qui ont été à l’origine des résultats négatifs».

«Les EES peuvent cacher des choses encore plus graves»
Revenant sur les EES, il explique avoir trouvé 3,300 millions de EES, dont 2 millions n’ont pas été débouclées. Pour déboucler les 3 millions d’écritures, il faut exactement un quart d’heure pour peu que l’outil d’information soit disponible. «Le drame c’est que cet outil n’existait pas. Souvent, il y avait une volonté d’éviter que ça se déboucle. Il y a eu des cas de manipulation de ces EES. Mais dans cette masse des 3,300 millions d’EES, il n’en reste que 5000 à déboucler.» Pour Badsi, «les 11 EES ne sont qu’un cas particulier entre un comptable et un caissier qui réside dans le fait que le caissier a débité de l’argent sans justifier la sortie.
Avec l’arrivée de l’administrateur, on a voulu régulariser. L’opération est restée en suspens. Même si elle est lourde de conséquences, elle ne doit pas nous cacher d’autres encore plus graves». A ce titre, il affirme que ces EES peuvent aussi cacher d’autres drames, citant les transferts à l’étranger, qui ont servi, par exemple, pour l’achat des unités de dessalement. «C’est à travers les EES que, dans les comptes d’ordre, on a pu déceler cette situation.
Il y a eu 689 millions de dollars, transférés dans le cadre d’opérations contestables et la justice a été saisie.» Le président l’interroge sur les agences qui ont manipulé les comptes. Badsi répond : «Il ne faut pas faire d’amalgame.» Selon lui, les agences ne sont pas toutes les mêmes, parce qu’il y en a qui ont bien fonctionné et d’autres qui ont «excellé dans la manipulation». Il précise : «Les erreurs on peut les excuser par la bonne foi. Mais quand elles se répètent et dans les mêmes agences, durant les périodes où ces mêmes personnes y étaient, cela est inexcusable.
Dans ce palmarès, l’agence de Blida est la plus performante, suivie de Koléa, Oran, El Harrach, les Abattoirs, Chéraga. Mais il y a aussi des personnages qui n’ont pas encore fait l’objet de poursuite, parce qu’on n’a pas encore trouvé de preuves formelles.
A cela, il faut ajouter la manipulation des comptes, etc. Autant d’opérations qui ne nous ont pas facilité le recouvrement des comptes clients.» Le juge fait revenir Badsi sur l’opération d’importation des stations de dessalement d’eau de mer. Sa réponse est éloquente. Il affirme que l’affaire est traitée depuis bien longtemps. Lorsqu’il a pris la liquidation, il a trouvé deux stations achetées par El Khalifa Bank à 3 millions de dollars et offertes à l’Algérie.
La sanction de celui qui avait refusé de placer les 400 milliards de dinars de Sonatrach
Elles ont atterri au port de Zemmouri. «J’ai eu d’énormes problèmes avec les walis à cause de ces unités. On les a ramenées puis imposées. Après le départ des techniciens étrangers, elles ont coulé. Mais avant, j’ai envoyé des experts de la société Hydro-traitement, ils ont constaté des malfaçons rattrapables. Mais en consultant les dossiers, j’ai trouvé trois documents : un contrat de 81 millions de dollars, un autre 51 millions de dollars, un troisième de 41 millions de dollars, et des spécimens de factures vierges qui ressemblaient à celles qui ont fait état des montants.
La cerise sur le gâteau a été la découverte d’un autre montant de 67 millions de dollars qui aurait été viré à la société saoudienne Utah-Sete, qui m’avait écrit pour réclamer le paiement du reste de la facture de 67,5 millions de dollars. Lorsque j’ai vu Khalifa à Londres, je lui ai posé la question et il m’a demandé de faire attention, parce qu’il avait tout payé. J’ai alors écrit à la société en lui parlant de la facture de 67,5 millions de dollars, elle a répondu que cette facture était un faux. Je sais de quoi est fait la documentation d’El Khalifa Bank. J’ai trouvé un autre virement vers la BIA de 45 millions d’euros.
Ces chiffres, qui concernent les trois autres unités, m’ont inquiété. Il fallait que je prenne la décision de payer la différence qui restait. Mais ces stations posaient un problème technique.
Les autorités monétaires m’ont refusé leur importation. Cette opération cachait beaucoup d’anomalies. Les 45 millions d’euros avaient été transférés à la BIA et l’autre partie, 26,5 millions de dollars, à la BKT (une banque allemande). Il faut retenir cette ambiance de transfert déguisé et manipulé qui constituait un terrain miné qui est l’illustration du pillage dont je parle.»
Le juge l’interroge sur le montant des transferts de devises vers la France. Badsi se déclare dans l’incapacité de donner des éléments précis, tout en indiquant qu’il a élaboré des dossiers complets qui ont été remis aux trois juges d’instruction qui se sont succédé pour instruire l’affaire, mais aussi au tribunal de Nanterre en France.
Badsi explique le mécanisme de transfert des devises vers la France : «Une banque intermédiaire agréée prépare le dossier d’une opération de commerce extérieur et achète une bourse (le montant en devises) auprès de la Banque d’Algérie, qui, elle, transfère le montant vers le compte du correspondant de la banque primaire à l’étranger.
Elle avise la banque qu’elle a mis à sa disposition une enveloppe, dont le montant est versé au fournisseur. C’est avec cet argent qu’on a acheté la villa de Cannes, et après on régularise. Il y a eu un mauvais usage des enveloppes mises à son profit par la Banque d’Algérie. Une sorte d’escalade qui a fait qu’à un certain moment, la banque n’avait plus de ressources. Après la suspension du commerce extérieur, El Khalifa Bank a continué à puiser dans les ressources qu’elle avait laissées chez son correspondant. Le schéma se présente ainsi.
C’est en faisant un contrôle a posteriori que nous nous en sommes rendus compte.» Pour Badsi, il n’y avait pas d’autre solution que la liquidation, parce qu’il est convaincu qu’il fallait interrompre un processus de pillage.
Il parle du cas Sonatrach qui a évité le pire : «Imaginez que Sonatrach soit entrée dans le processus en déposant 400 milliards de dinars. Cela aurait été un véritable drame. J’ai été témoin de la tentative d’élimination de celui qui a dit non à ce placement par celui qui a jugé que c’était recevable.»

«Khalifa avait tout pour réussir, mais les pratiques utilisées l’ont mené à la déchéance»
Badsi souligne que «lorsque le ver pénètre le fruit, la contagion est rapide. El Khalifa Bank avait toutes les chances de prospérer. Mais les pratiques qui étaient en usage n’étaient pas normales. On ne peut pas donner des instructions comme celles adressées à un chef d’agence, pour exiger de lui qu’il exécute des ordres écrits sur des bouts de papier ou donnés par téléphone». Badsi affirme avoir été au-delà de sa mission afin de récupérer l’argent des créanciers. «J’ai surveillé Airways, Antinea et toutes les filiales.
J’ai demandé la mise sous séquestre des filiales, y compris Airways qui n’était pas filiale, et j’ai suivi toutes les ventes des biens : hélicoptères, avions ATR, titres de la FIBA, etc. Durant toutes ces opérations, j’ai été confronté à d’énormes difficultés. Un journaliste sportif, qui commente des matchs à la radio, que je retrouve à la tête d’une compagnie de transport aérien, cela n’est pas du tout normal.
Un manager qui veut réussir doit être un exemple de morale et de professionnalisme. Vous pouvez créer de la performance lorsqu’au centre de l’équipe se trouve un chef qui donne l’exemple, un véritable animateur et un professionnel.» Plus précis, le juge veut comprendre si Badsi a ordonné l’annulation du nantissement par Adda Foudad (ancien directeur de l’Ecole de police de Aïn Benian) d’une dette d’une société algéro-espagnole.
Badsi commence par affirmer que sa première règle est de ne jamais sortir de la conformité. «On me dit qu’il y avait 600 000 euros et ce montant, j’en suis sûr, n’est jamais entré physiquement en Algérie. Il y a eu des milliers de personnes en France qui ont déposé des fonds chez le correspondant, des fonds qui n’ont jamais été rapatriés.
Comment peut-on réagir face à cette truanderie ? Cette comptabilité en France n’existe pas en Algérie. J’ai décidé de reconnaître le droit de ces déposants d’être enregistrés comme créanciers de Khalifa pour être indemnisés. Adda Foudad en fait partie. Mes collaborateurs sincères et honnêtes peuvent avoir des difficultés à trouver une solution adéquate. Comment pourrais-je accepter une transaction faite à l’insu du liquidateur ? Il s’enregistre comme créancier et va concocter un arrangement. Je lui ai dit qu’il n’était pas question que j’entre dans cette transaction douteuse», lance Badsi.
Il en profite pour rappeler dans quelles conditions il s’est retrouvé face à des opérations de falsification de bons de caisse à partir d’imprimés vierges qui étaient en stock dans les agences. «Un jour, un avocat me dit que son client détient 50 millions de dinars appartenant à un entrepreneur à Paris, qui les lui a confiés. Il me demande de les lui payer. J’ai demandé que les numéros soient vérifiés. Mais les numéros qu’ils portaient n’existaient pas. J’ai dit à l’avocat que ces bons de caisse allaient lui causer le pire.
Il n’est plus revenu. J’étais en danger avec le stock d’imprimés dans les agences. Il fallait que je fasse une opération coup-de-poing. Je n’en ai informé personne. J’ai demandé aux chefs d’agence de faire appel à un huissier de justice pour détruire ces bons de caisse. J’ai été soulagé. Si je ne l’avais pas fait, des milliards de dinars auraient pu être inscrits comme créances et personne ne l’aurait su.»
Le juge le ramène à l’agence de Blida, où il y a eu beaucoup de problèmes, selon Badsi : «Il arrive que certains fassent mauvais usage de leur métier.»

Société Générale, les Russes et les 8 millions d’euros de titres de la FIBA
Badsi est certain qu’un collaborateur du directeur de l’agence a utilisé le code de ce dernier pour manipuler 13 comptes et les transformer de débiteurs en créditeurs. «Blida a excellé dans la manipulation des écritures et des plaintes ont été déposées.» Revenant sur le «fléau qui à ce jour n’arrive pas à être maîtrisé» des bons de caisse, Badsi évoque le cas de la société Les Moulins de Sidi Medjber qui, selon lui, ressemble à celui de la société Djmex.
A titre d’anecdote, il raconte avoir convoqué un homme d’affaires pour le confronter à de faux bons de caisse à son nom. «Lorsqu’il les a vus, il est parti. Il a pris un revolver et l’a pointé sur la tempe de son associé en le sommant d’avouer son forfait. En fait, l’associé avait photocopié les vrais, puis les a trafiqués pour venir les encaisser. Mais lorsque c’est la même agence où les mêmes phénomènes sont commis par les mêmes auteurs, cela fait peur.
Par exemple, les titres FIBA, dans les présentations, quelqu’un a dit que M. Benouari a mis à la disposition de M. Djellab les titres et que l’affaire était réglée. C’était toute une aventure qui a mis longtemps à être réalisée.
Cette société de droit luxembourgeois détenait des titres chez la Société Générale, qui n’a jamais admis qu’un Algérien puisse avoir pignon sur rue. Les titres valaient 8 millions de dollars. Je leur ai demandé de les racheter. Ils m’ont dit qu’ils ne valaient pas un sou. Ils m’ont dit qu’ils ne me donneraient pas plus d’un million de dollars. J’ai lancé une opération astucieuse : avec un avocat suisse, j’ai ramené des Russes à Alger, à l’hôtel El Djazaïr.
J’ai fait comprendre que j’avais un autre client, un riche Algérien. J’ai obtenu de lui l’achat des 8 millions de dollars. J’ai négocié avec les deux, j’avais mis au courant le ministère des Finances. Pour me déstabiliser, la Société Générale a décrété l’augmentation du capital dans l’idée de réduire la quote-part au minimum et me ruiner.
Le ministre des Finances a fait un déplacement à Paris, où il a rencontré les responsables de Société Générale, les menaçant de vendre aux Russes. Le lendemain, ils m’informaient qu’ils achetaient à 8 millions de dollars. Il faut reconnaître à M. Benouari une part de patriotisme pour avoir aidé à ramener cet argent.»
A la question de savoir pourquoi avoir privilégié l’Etat comme principal acquéreur des biens d’El Khalifa Bank, Badsi affirme que l’Etat est celui qui a le plus subi dans cet affaire. Parmi les biens vendus, il cite deux terrains à Oued Smar (250 millions de dinars) et le local de Zighout Youcef, vendu 250 millions de dinars à la société Cash. Les ventes aux enchères de 500 véhicules ont ramené 432 millions de dinars. «Il reste des locaux rue de Tripoli qui, à cause du tramway, ont été dépréciés.
J’ai aussi négocié une saisie au niveau des Moulins d’Algérie avec un client qui nous doit 100 millions de dinars.» Badsi cite également un immeuble en carcasse à la cité des Bananiers, vendu aux Douanes pour 230 millions de dinars, avec une menace de suppression d’un étage. Il y a l’hôtel de Béjaïa, en construction, acheté au secteur public par Khalifa, cédé au FAKI pour un milliard de dinars, le local de la rue Khelifa Boukhalfa, en location par l’UGTA, a été régularisé après 3 ans de bataille et est sur le point d’être vendu.
Pour ce qui est de la flotte aérienne, Badsi déclare avoir vendu trois hélicoptères (18 millions de dollars) au ministère de la Défense et deux ATR à Air Algérie pour 15 millions de dollars. Il évoque aussi un autre matériel, comme ce simulateur d’Airbus acheté par Khalifa alors qu’il n’avait pas d’Airbus, pour l’abandonner sans que les droits et taxes douaniers soient payés.
«Un Egyptien s’est présenté pour nous faire une offre insultante que j’ai refusée. J’ai dit au directeur général des Douanes : ‘‘Je ramène la défense comme client, vous leur faites cadeau de la dette, et moi je me désiste.’’ En fait, ils étaient trois, un seul est venu et les deux autres ne sont jamais arrivés.» Interrogé sur le rôle des commissaires aux comptes, Badsi se déclare gêné de parler de ses confrères mais explique que «l’obligation de diligence est une valeur qui doit démontrer qu’il a géré son dossier de manière précise.
Il faut qu’il exige le minimum du support avec lequel le commissaire exerce son métier. Lorsqu’il justifie ces diligences, il fait son rapport qui doit refléter l’état des lieux. Un de mes confrères a eu des démêlés avec la justice, qui lui reprochait de ne pas avoir alerté le procureur. Je lui ai dit qu’elle avait raison. Cet aspect fait ressortir un vrai problème de communication, de vulgarisation. Dans la pratique, on doit le révéler au procureur, même si c’est un fait minime. Je ne sais pas s’il y a eu négligence ou méconnaissance».
Sur la responsabilité de la Banque d’Algérie, en tant qu’autorité de contrôle, Badsi a été très fin dans ses réponses : «Le métier le plus difficile et que nous exerçons très mal est celui de la coordination, c’est ce qui explique toutes les défaillances de notre pays. Nous ne savons pas coordonner l’investissement pour lequel on fait des efforts, les capitaux, les ressources humaines et encore moins l’information.»
A une question sur le remboursement des 5% en contrepartie du désistement de la constitution de partie civile devant le tribunal, Badsi apporte des précisions : «Je suis le représentant de la masse des créanciers.

Mais que des créanciers viennent concurrencer le liquidateur, c’est interdit. Imaginez que dans un élan de solidarité, M. Moumen me donne les 45 millions d’euros qu’il m’avait promis à Londres – que j’attends toujours, au nom de quoi je vais les distribuer à quelqu’un qui n’a pas souffert ? Je préfère les donner aux créanciers.»
Interrogé sur l’assainissement des créances, Badsi indique que «les créanciers situés sous le seuil des 600 000 DA, la liquidation leur doit 6,5 milliards de dinars. A ce jour, il y a eu remboursement de 4,4, milliards de dinars. Le reste mérite des assainissements». Et de détailler : «Les clients sont au nombre de 270 000, de toutes les catégories, mais il y a ceux qui ont de petites sommes de 2000, 3000 DA et se sont désistés. Ceux qui dépassent le seuil des 600 000 DA représentent un montant de 119,3 milliards de dinars et sont au nombre de 10 696. Les indemnisations versées représentent 2,8 milliards de dinars. A chaque fois que le Fonds de garantie des dépôts verse 600 000 DA, il nous répercute la facture. Il est notre créancier à hauteur de 7,2 milliards de dinars.
Il nous reste 114,4 milliards de dinars de créances. J’aurais terminé d’ici fin 2016. Les 76 000 petits déposants ont été totalement indemnisés. Dans l’endettement des 119 milliards de dinars, 60,4 milliards de dinars en comptes courants, 25 milliards de dinars les banques, 6,9 milliards de dinars avec 97 banques, les bons de caisse représentent 6,3 milliards de dinars, le commerce extérieur 3,7 milliards de dinars, les livrets d’épargne 2,5 milliards de dinars, les chèques de banque 2,5 milliards de dinars, les comptes devise 1,9 milliard de dinars, les comptes chèques 926 millions de dinars, les engagements par signature 268 millions de dinars à rembourser, soit un total de 119 milliards de dinars.»
Sur les crédits alloués, Badsi souligne n’avoir pas classé les clients par catégorie mais a enregistré, au 31 décembre 2002, un montant total de 25,4 milliards de dinars, réparti comme suit : 9 milliards de dinars pour les institutions financières ; 1,2 milliard de dinars pour la sphère Khalifa ; les clients 13 milliards de dinars ; les filiales toutes débitrices 66 milliards de dinars.

Interrogé par le procureur général sur les enveloppes de 5000 euros remises aux invités de la fête à la villa de Cannes, Badsi répond : «Les choses que j’ai dans mes archives sont plus importantes que ce que j’ai remis à qui de droit. Que pouvais-je faire d’un Depardieu qui voulait créer une société de vignoble en Algérie avec des faux ? Pour ce qui est du sponsor de l’Olympique de Marseille, je peux dire que l’un de ses représentants est venu me réclamer le paiement cash du reste du contrat qui n’a pas été versé. Je lui ai dit mais sur quelle planète êtes-vous ? Il est parti. Quand il y a un fait derrière lequel se cache une personne, soit-elle une haute personnalité, je vais et je réclame. Beaucoup de personnalités ont accepté de rembourser. Les clients qui occupent des postes, il y en a.
Les contentieux aussi…» La facture de 230 millions de dinars laissée au niveau des hôtels, Badsi ne s’en rappelle pas. «J’ai eu Lufthansa qui réclamait des millions de dollars, que j’ai envoyé à Khalifa Airways. Je ne me rappelle pas des hôtels, mais je pense qu’il s’agit de la prise en charge des équipages qui relèvent d’Airways.»
A une autre question sur un nantissement d’un montant de 800 000 dollars, au centre duquel se trouve la société Diprochim, Badsi affirme que ce sont des opérations malsaines qu’il n’a jamais accepté de payer. Interrogé par Me Lezzar sur la vente de la villa de Cannes et l’exclusion de la liquidation du procès de Nanterre, en raison du fait que l’argent avec lequel elle a été achetée n’appartient pas à la banque, Badsi est formel : «La villa de Cannes a été achetée avec des ressources qui émanent d’Algérie. Je pense que Moumen est le seul à détenir la vérité. Il est là, il peut nous dire la vérité.
Je me suis rendu à Londres pour avoir des informations sur le sujet. Malgré le dossier présenté, nous avons été victimes d’une injustice induite par la justice française, qui nous a lésés.» L’avocat lui demande d’expliquer les pillages et Badsi affirme qu’il y a eu «une période de début, bien avant l’arrivée de l’administration, que je ne peux situer avec exactitude, puis de ralentissement et de baisse, avec l’arrivée de l’administration.
Quand on regarde les positions de la trésorerie, on se rend compte des écarts entre les états physiques et comptables. Je détiens les fichiers de 33 millions d’écritures.»

Salima Tlemçani




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