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2015-06-15
 
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Manqool Faute de volont de les combattre la corruption et...

Faute de volont de les combattre la corruption et le clientlisme senracinent dans la socit algrienne

Mme si ces flaux sociaux ne sont pas exclusifs lAlgrie, force est de constater que le clientlisme et la corruption ont fini par simposer comme moyens privilgis daccession et de maintien au pouvoir.


La lutte contre ces drives ayant t plutt molle, pour ne pas dire complaisante, le mal a bien pris racine dans la socit algrienne, au point quaujourdhui laccs une parcelle de pouvoir ou de privilge nest possible qu la faveur de cette logique.

Le couple corruption-clientlisme affecte depuis ces dix dernires annes toutes les couches de la population, au point o lon parle de leur dmocratisation. Le constat le plus grave est que ces phnomnes tendent svir au sein-mme des instances officiellement charges de les combattre.

Sans doute parce quils taient conscients des dommages que ces flaux peuvent causer au fonctionnement de lEtat et la cohsion sociale, tous les gouvernements qui se sont succd la tte du pays avaient affirm vouloir faire de la lutte contre la corruption une de leurs principales priorits.
Une lgislation anti-corruption, certes encore incomplte et souvent mme contradictoire, a de ce fait t promulgue et des coups de boutoir ont mme t parfois ports des chefs dentreprise et fonctionnaires accuss de ce type de malversations. Mais parce quils ne se sont pas attaqus au systme politique qui a rendu possibles ces dpasements, les actions multiformes engages par les instances de lutte contre ces flaux (services de scurit, justice) ne sont jamais parvenues les radiquer.
Bien au contraire, ils prolifrent au gr de limportance des dpenses publiques et des protections dont bnficient des cercles de plus en plus larges du pouvoir. Lchec rpt de la lutte contre la corruption accrdite la conviction, aujourdhui largement partage, que ce flau est une fatalit structurelle contre laquelle le combat est perdu davance.
Le discours selon lequel il serait plus raisonnable de saccommoder de ce type de flau en amnistiant les auteurs de corruption plutt que de perdre son temps les traquer, fait progressivement son chemin dans lopinion dont une large frange serait daccord sur le principe.
Parce quelles les ont favoriss par certaines pratiques dont elles ont eux-mmes us volont, les autorits politiques sont de plus en plus nombreuses partager cette opinion visant passer lponge sur des faits de corruption, notamment lorsquils ont t commis par des personnes proches du pouvoir.
Depuis de longues annes, et sans doute encore plus durant cette dernire dcennie, les autorits algriennes ont en effet promu toute une panoplie de dispositions qui ont fait le lit de la corruption : octroi de gros marchs publics des connaissances, dsignation clientliste de cadres dirigeants dentreprises et institutions publiques, distribution tout aussi clientliste de logements, de vhicules, de bourses et de prises en charge mdicales ltranger.
La carte dancien moudjahid continue aujourdhui encore donner droit de nombreux privilges que les bnficiaires revendent gnralement prix fort : importation de vhicules, licence de dbit de boissons alcoolises, terrains agricoles et btir acquis avec dimportantes remises, etc.
Les faveurs taient bien souvent octroyes et cdes de nouveau en toute impunit des rseaux de clientles en contrepartie davantages matriels. La voie la corruption et la prdation dans laquelle vont tout dabord sengouffrer les lites et bien plus tard de larges pans de la socit algrienne a ainsi t ainsi largement ouverte au fil des annes pour atteindre la situation tous points dangereuse que lon vit aujourdhui.
A ce sombre tableau, il faudrait sans doute ajouter le fait que les pouvoirs algriens ont de tout temps entretenu le flou entre ce qui est lgal, interdit ou tolr, entre le licite et lillicite, favorisant ainsi le recours larbitraire politique pour retirer ou redistribuer des avantages indus de nouvelles clientles.
Cest prcisment ce flou qui permettra aux vritables commanditaires de la corruption dchapper aux coups de filet priodiques des services de scurit qui ne mettront au bout du compte la main que sur le menu fretin. Le mal est aujourdhui profondment enracin dans la socit o se tissent des liens de solidarit entre les acteurs qui tirent profit de la corruption et certaines administrations et organisations (syndicats, partis politiques, associations, etc.) censes pourtant la combattre.

Distributeurs de rentes
En entravant le cours des rformes devant rompre avec le mode de gouvernance rentier et bureaucratique actuel, les autorits politiques ne font en ralit que dfendre un systme dont ils tirent lessentiel de leurs pouvoirs et de leurs privilges. Privatiser une entreprise publique reviendrait, titre dexemple, scier la branche sur laquelle certains responsables et tout un rseau de clientles sont assis. Tous les coups sont alors permis pour faire capoter les actions consistant soustraire lentreprise publique du processus de privatisation, quand bien mme le maintien de centaines de socits tatiques insolvables serait ruineux pour le pays.
Cest en grande partie ce qui explique lchec des oprations de privatisation et la lenteur de la transition lconomie de march dont on ne souhaite pas lavnement du fait quun authentique systme de march ne peut pas faire bon mnage avec le clientlisme, la corruption qui gangrnent surtout le secteur public conomique. Le problme est tout aussi vrai pour ce qui est des rserves foncires et des logements sociaux, qui dans les conditions dattributions clientlistes actuelles occasionnent des enrichissements sans cause en faveur de personnes proches des distributeurs de rentes que sont notamment les walis, les maires et autres pouvoirs occultes.
Un wali de votre connaissance peut, titre dexemple, faire subitement de vous un milliardaire, en vous octroyant un logement et un terrain btir. Un simple responsable dune association caractre religieux peut sarroger, comme nous lavons constat dans une commune de Kabylie, le droit de construire sur un terrain travers par une grosse conduite deau potable et en obtenant des autorits locales de la faire dplacer en occasionnant de lourdes pertes financires pour lEtat.
Et les cas de ce genre, pourtant strictement interdits par la loi, ne sont malheureusement pas rares. Lentrave aux rformes devant asseoir un authentique systme de march sexplique en grande partie par la volont de certains responsables politiques de maintenir en ltat le systme de gouvernance actuel, qui leur offre dnormes avantages. Ils sont en effet bien conscients que si elle venait sancrer dans notre pays, lconomie de march rduira considrablement leur sphre dinfluence sur les entreprises confies des managers indpendants, que les biens et services devront dsormais tre acquis au prix cotant sur le march, etc.
Il est aujourdhui admis que partout o lconomie de march a progress, la corruption, le favoritisme et la prdation ont recul et cest prcisment pour cela que les rentiers au pouvoir veulent tout prix en retarder lavnement en Algrie.
Dans les socits o lconomie de march est le mieux ancre, la corruption est si marginale que la moindre de ses manifestations est aussitt prise en chasse par la socit civile et les organes habilits de lEtat, que relayent bien souvent les mdias. De quoi dissuader tous ceux qui en seraient tents.

Nordine Grim




 

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