> >

[] [ ]

comment le ministre de lIntrieur tire les leons...

(Tags)
 
Les mises en garde d'Ali Benflis au ministre de lIntrieur Emir Abdelkader 0 2014-12-19 01:01 AM
Le Ministre de lIntrieur juge incomplet le dossier de cration du parti de Benflis Emir Abdelkader 0 2014-11-11 04:50 PM
Le ministre de lIntrieur bloque lagrment... Emir Abdelkader 0 2014-10-18 12:27 AM
Nouveau parti dAli Benflis : le silence du ministre de lIntrieur Emir Abdelkader 0 2014-07-17 11:49 PM
Environ 2.400 combattants tunisiens en Syrie, selon le ministre de lIntrieur Emir Abdelkader 0 2014-06-24 03:40 PM

 
LinkBack
  : ( 1 )  
2015-07-15
 
:: ::

  Emir Abdelkader    
: 11609
: Aug 2011
:
:
:  male
:
: 45,959 [+]
: 3119
: Emir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond repute
Manqool comment le ministre de lIntrieur tire les leons...

Tunisie : comment le ministre de lIntrieur tire les leons de la tuerie de Sousse




Le tueur de Sousse a agi seul. Et a eu le temps d'abattre 38 personnes avant que les forces de l'ordre arrivent sur place, au bout de quarante minutes. Fragilis par des luttes de clans, le ministre de l'Intrieur doit-il remettre plat toute son organisation ?







Ltat durgence est de retour en Tunisie. Le prsident, Bji Cad Essebsi, la dcrt le 4 juillet, huit jours aprs lattentat de lhtel Imperial Marhaba, Sousse. La mesure, temporaire et destine faire face un danger imminent , nempitera pas sur les liberts fondamentales, a assur le chef de lÉtat. Une vritable psychose sest empare du pays, que les annonces souvent maladroites des autorits contribuent entretenir, surtout lorsquelles voquent des complots djous visant des lieux emblmatiques ou des personnalits, tunisiennes et trangres.
Mieux vaut tard que jamais : les services de renseignements ont t particulirement dfaillants, car il est dsormais tabli que Seifeddine Rezgui, le tueur de Sousse, avait t en relation avec Yassine Abidi, lun des assaillants du muse du Bardo, en mars. Les deux hommes ont suivi un entranement militaire dans un camp jihadiste, Sabratha, en Libye, fin 2014. Et, le matin de lattentat de Sousse, 6 h 40, Rezgui a post sur son compte twitter un message sans quivoque annonant une ghazoua ( un assaut ) contre les mcrants.
Quun tablissement de la taille de lImperial Marhaba ne dispose daucune surveillance policire constitue dj en soi une dfaillance majeure
Mais le dysfonctionnement le plus grave concerne le droulement de lattaque. À 11 h 36, Rezgui, qui tait bien lunique tireur, sest introduit par la plage, non garde, de lhtel, et a ouvert le feu sur les touristes (avec 30 tus, les Britanniques ont pay le plus lourd tribut). Il a eu le temps de vider tous ses chargeurs (au moins quatre) avant dtre abattu dans une ruelle adjacente. Quun tablissement de la taille de lImperial Marhaba ne dispose daucune surveillance policire constitue dj en soi une dfaillance majeure. Quil ait fallu prs de quarante minutes aux forces de lordre pour intervenir est difficilement concevable. En effet, des dtachements de la Brigade nationale dintervention rapide (Bnir), forces dlite de la police, sont en garnison dans chacun des gouvernorats du pays. Et sont censs se dployer sur les lieux dune attaque en moins de dix minutes. Or la Bnir nest arrive quune fois la tuerie termine. Et pour cause : personne ne lavait prvenue !
Les premiers agents arms parvenus sur place ont t deux gendarmes de la garde nationale maritime, qui ont accost sur la plage en zodiac. Ils avaient t alerts par les animateurs de la base nautique de lhtel, mais ne disposaient pas de gilets pare-balles. Ils ntaient munis que de deux armes de poing et navaient presque pas de munitions (quatre balles, selon les tmoins, qui affirment en outre quune des deux armes tait enraye). Apeurs, ils nont pu que prvenir leur hirarchie. Ils taient dailleurs dans limpossibilit juridique dintervenir, car les plages, situes en zone urbaine, sont sous la juridiction de la police.
Et personne ne prvient la brigade nationale dintervention rapide !
Ds les premires rafales, le personnel de lhtel a compos le 197, le numro durgence. Lappel, enregistr au standard, a t rpercut, comme le veut la procdure, la salle des oprations du ministre de lIntrieur. Lequel nous y reviendrons aurait d en informer immdiatement la Direction gnrale de la sret nationale (DGSN). Ne voyant arriver aucun secours, aprs de longues minutes de terreur, le personnel tlphone Zohra Driss, la directrice de ltablissement, qui se trouvait alors Tunis. La femme daffaires, qui est par ailleurs dpute du parti prsidentiel, Nidaa Tounes, prvient directement Mohamed Najem Gharsalli, le ministre de lIntrieur, sur son portable. Linformation parvient enfin un responsable. Gharsalli ragit immdiatement. Il alerte Khaled Smati, le chef du district rgional de la police de Sousse, qui rassemble ses hommes et part la poursuite du tueur. Rezgui a vid tous ses chargeurs mais transporte une bombe artisanale. Il est cribl de balles de revolver. Dans la confusion ambiante, ni le ministre ni Smati nont song prvenir la Bnir
Comment expliquer cette cascade de dfaillances ? Le flottement la tte de la Direction gnrale de sret nationale y a-t-il contribu ? Ce poste de commandement stratgique est vacant depuis le 6 mars, date du limogeage dImed Ghodhbani. À lpoque, son non-remplacement avait t justifi par un souci de cohrence : le poste de directeur gnral de la sret nationale (DGSN) doublonnait avec celui de Rafik Chelly, le secrtaire dÉtat la Sret nationale.
Ancien collaborateur de Habib Bourguiba et ancien chef de la Garde prsidentielle (entre 1984 et 1987), Chelly, 71 ans, devenu lhomme fort du ministre, souhaitait raccourcir les circuits de dcision pour gagner en efficacit dans la lutte antiterroriste. Le secrtaire dÉtat peut-il tre au four et au moulin ? sinterroge un expert des questions de scurit. Peut-il rester constamment sur la brche, comme doit ltre le DGSN, et en mme temps coordonner laction de la police, de la Garde nationale et de la protection civile [les pompiers] ?
Depuis la rvolution, le ministre de lIntrieur a t totalement dsorganis
Certes, une telle configuration a dj exist par le pass. Zine el-Abidine Ben Ali, dans les annes 1980, et Mohamed-Ali Ganzoui, la fin des annes 1990 puis entre 2005 et 2006, ont cumul les deux fonctions. Ctait une autre poque, et la machine scuritaire tournait sans encombre, poursuit notre source. Depuis la rvolution, le ministre de lIntrieur a t totalement dsorganis. Les effectifs ont augment, et la menace terroriste a chang de nature. Dsormais, la Tunisie est en guerre contre Al-Qada et Daesh.
Une remise plat de lorganigramme du ministre de lIntrieur parat invitable, ne serait-ce que pour rassurer les partenaires de la Tunisie. Il y a urgence : les enquteurs britanniques dpchs Sousse aprs la tuerie ont procd un audit global. Leurs conclusions sont sans appel.
Le 9 juillet, le Foreign Office a estim que la menace terroriste restait trs leve et que les moyens de prvenir une nouvelle attaque ntaient pas runis. Rsultat, Philip Hammond, le ministre des Affaires trangres, a dconseill ses compatriotes de se rendre en Tunisie. Un nouveau coup dur.
Trs critiqu aprs le double fiasco du Bardo et de Sousse, Habib Essid, le Premier ministre, a laiss entendre que des changements taient imminents. Reste savoir lesquels. Le choix des hommes sapparente un dilemme, car le ministre de lIntrieur est le thtre dune vritable lutte des clans. Elle ne serait pas trangre au non-remplacement dImed Ghodhbani, cart alors quil navait pas dmrit. Lusage veut en effet que le DGSN soit choisi parmi les plus anciens directeurs gnraux du ministre de lIntrieur. En mars, deux hommes que tout oppose faisaient figure de prtendants crdibles : Samir Tarhouni, nomm directeur gnral de la formation en octobre 2013, et Atef Omrani, nomm la tte des services spcialiss (les renseignements) trois mois auparavant. Tarhouni est une lgende de la police. Ancien commandant de la BAT, la Brigade antiterrorisme, cest un professionnel aguerri, lautorit naturelle. Mais il nappartient aucun clan et on le dit ingrable .
À lire aussi :

Comment Samir Tarhouni a empch les Trabelsi de quitter la Tunisie
Omrani, lui, suscite bien des interrogations. En quatre ans, ce simple chef de district ( Bab Bhar, un quartier de Tunis) est devenu directeur gnral au ministre de lIntrieur avec laide dAli Larayedh, lancien Premier ministre, aujourdhui secrtaire gnral du parti islamiste Ennahdha. Son maintien ce poste sensible aprs lalternance de 2014 demeure une nigme pour beaucoup dobservateurs. Les doutes que suscitent son parcours et son bilan controvers il na pas russi empcher la vague dassassinats politiques en 2013 rendent difficilement envisageable son ventuelle nomination la DGSN.
À en croire des sources bien informes, plusieurs options seraient aujourdhui ltude. Le nom de Tarhouni circule. Il se murmure que certains cadres de lpoque Ben Ali, comme Ali Seriati ou Taoufik Dimassi, pourraient tre rappels. Autre possibilit : la cration dune structure oprationnelle autonome, une direction gnrale de lantiterrorisme, qui centraliserait la collecte dinformations et organiserait la riposte, regroupant les services de renseignements de la police et ceux de la Garde nationale ainsi que les forces dlite de ces deux corps, la BAT et lUnit spciale de la Garde nationale (USGN), son quivalent paramilitaire.
Pour donner lalerte, en cas de fusillade ou de prise dotage, le citoyen qui compose le 197 est bascul sur le standard du secteur de police le plus proche. Celui-ci prvient alors la salle des oprations de la sret nationale, qui fait remonter linformation au DGSN. Celui-ci informe son subordonn, le directeur gnral des units dintervention, qui ordonne la direction de lantiterrorisme de dployer la Brigade nationale dintervention rapide (Bnir), et, ventuellement, la Brigade antiterrorisme (BAT).


Samy Ghorbal




 

()


: 1 ( 0 1)
 

comment le ministre de lIntrieur tire les leons...




06:27 AM

Powered by vBulletin Version 3.8.7 .Copyright 2000 - 2015, Jelsoft Enterprises Ltd
Search Engine Optimization by vBSEO ©2011, Crawlability, Inc.
- - -
Designed & Developed by shababdz.com
2014,