> >

[] [ ]

Turquie, mieux vaut tard que jamais

(Tags)
 
Qui a dit quon vivait mieux, avant ? Emir Abdelkader 0 2015-02-23 12:47 PM
Isral: la riposte du Hezbollah viendra tt ou tard Emir Abdelkader 0 2015-01-20 02:29 PM
Pour Ali Benhadj, le FIS reviendra tt ou tard Emir Abdelkader 0 2014-04-09 03:26 PM
Tunisie : ce que vaut vraiment l'arme Emir Abdelkader 0 2013-12-10 11:39 AM
Le film Krim Belkacem dans les salles en juin au plus tard Emir Abdelkader 0 2013-02-22 06:47 PM

 
LinkBack
  : ( 1 )  
2015-07-26
 
:: ::

  Emir Abdelkader    
: 11609
: Aug 2011
:
:
:  male
:
: 45,959 [+]
: 3119
: Emir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond repute
Manqool Turquie, mieux vaut tard que jamais

Turquie, mieux vaut tard que jamais






L'accord obtenu d'Ankara pour participer enfin clairement la lutte contre l'État islamique est la meilleure nouvelle sur le front syrien depuis longtemps.

Il a suffi en apparence d'un simple coup de tlphone d'Obama au Premier ministre turc, Recep Erdogan, mercredi soir, pour que se dbloque une situation ambigu et fige dans cette incertitude depuis plus de deux ans. En fait le vritable motif de ce changement d'attitude n'est pas la force de persuasion du prsident amricain, mais un attentat, lundi, dans la ville turque de Suru qui a fait 32 morts et tait clairement l'uvre des affids de l'État islamique.
Membre de l'Otan, allie des États-Unis, et participant thorique la coalition contre l'État islamique, la Turquie, en dpit de ses protestations, n'a jamais t un partenaire fiable dans la lutte contre les djihadistes. Il suffit pour cela de se souvenir des trsors de diplomatie que les nations occidentales, y compris la France, ont d dployer pour sauver Koban, cette ville kurde situe la frontire syrienne que Daesh tait sur le point de capturer avec les centaines de milliers de civils de sa population. Pour l'viter, il fallait laisser les volontaires kurdes transiter par la Turquie pour aller dfendre cette ville stratgique.
Pendant des semaines, on a vu des dizaines de Kurdes assister impuissants, depuis les collines turques dominant Koban, l'agonie de leurs frres. Puis, enfin, soutenus par les bombardements cibls de l'aviation allie, les volontaires ont t plus ou moins autoriss rejoindre des combats qui grce leur dtermination et leur courage et avec l'appui des raids ariens se sont termins en victoire sur les fanatiques islamistes.
L'attitude ambivalente des Turcs

L'attitude ambivalente des Turcs l'gard de l'État islamique a deux motifs :
- Leur haine de Bachar el-Assad et leur conviction que les troupes d'Al Bagdhadi taient les seules capables de renverser le dictateur syrien.
- Leur crainte que les Kurdes ne profitent de la situation pour largir au dtriment de la Turquie le sanctuaire que les combats en Irak leur ont permis de se constituer.
Il faut ajouter cela qu'ils profitent largement, depuis le dbut du conflit, du trafic frauduleux de ptrole venant des puits conquis et exploits par l'État islamique. Et trs probablement aussi de la contrebande des armes qui transitent par leur territoire et permettent aux djihadistes d'tre devenus une arme d'autant plus redoutable qu'elle utilise tous les moyens y compris les plus barbares.

Jusqu' prsent, la Turquie n'a jamais imagin que les djihadistes pouvaient devenir un problme pour la Turquie elle-mme , analyse Andreas Krieg, un expert du King's Collge de Londres. Au contraire, poursuit-il, les Turcs ont toujours t persuads que leur djihad tait local, pas global. C'est l l'erreur qu'ils viennent de payer deux fois en moins d'une semaine : par l'attentat meurtrier de Suru. Et par l'attaque deux jours plus tard d'une de leurs patrouilles le long de la frontire. Une escarmouche qui a fait un mort et plusieurs blesss.
Les ennemis de notre ennemi ne sont plus nos amis

Les ennemis de notre ennemi ne sont plus nos amis. Ankara a trs rapidement tir les leons de son erreur de jugement :
- En 48 heures, 290 sympathisants de Daesh ont t arrts un peu partout dans le pays. Et notamment parmi les passeurs qui aidaient les candidats trangers au djihad dont beaucoup de Franais rejoindre les rangs des troupes de l'État islamique.
- Et surtout, les Turcs ont autoris les avions de la coalition, et notamment ceux de l'US Air Force, utiliser les bases d'Incirlik et Diyarbakir dont l'utilisation leur tait jusqu'alors refuse alors qu'elles sont considres comme base Otan. Un avantage important, car il rduit considrablement le temps de vol des avions jusqu' leurs objectifs en Syrie ou en Irak.
- Enfin, apport non ngligeable, car les Turcs sont bien quips en ce domaine, ils ont commenc, eux aussi, participer aux raids ariens contre l'arme de l'État islamique.
Certes, cette dcision de la Turquie internationalise un peu plus le conflit avec un pays qui a 900 kilomtres de frontire commune avec la Syrie. Et donc augmente les risques d'affrontement directs. Sans parler du danger terroriste, si, comme on le dit, la cinquime colonne de Daesh en Turquie est forte d'au moins trois mille affids. Mais elle a enfin le mrite de clarifier la situation dans le camp de ceux, amricains, europens, qui s'opposent aux menes de celui qui a toujours la folle et dangereuse ambition d'largir sans cesse son califat agressif et fanatique.





 

()


: 1 ( 0 1)
 

Turquie, mieux vaut tard que jamais




04:50 AM

Powered by vBulletin Version 3.8.7 .Copyright 2000 - 2015, Jelsoft Enterprises Ltd
Search Engine Optimization by vBSEO ©2011, Crawlability, Inc.
- - -
Designed & Developed by shababdz.com
2014,