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Manqool L'offensive du Nord constantinois ...

L'offensive du Nord constantinois ne peut tre une "rptition" du 1er novembre 1954, selon Daho Djerbal



Le 20 aot 1955 marqu par l'offensive du Nord constantinois n'est pas une rptition du 1er novembre. Ces vnements ont pouss le peuple algrien rallier les rangs de l'Arme de libration nationale (ALN). Pour la premire fois depuis le dbut de la rvolution algrienne le peuple est alle chercher refuge auprs des maquisards.
C'est du moins la lecture de ces vnements historiques fautes par l'historien Daho Djerbal.
Ce qui s'est droule le 20 aot 1955, ne peut tre considr comme une "rptition" du 1er novembre 1954, a affirm l'historien expliquant qu' cette date le peuple algrien "avait pris conscience qu'il pouvait prendre son destin entre ses mains et reconqurir son pouvoir souverain sur l'espace et le temps".

"Il ne peut pas s'agir d'une rptition du 1er novembre 54, jour du dclenchement de la Rvolution. Il faut tudier le 1er novembre 1954 dans les faits tels qu'il s'est droul sur tout le territoire national. Dans toute l'Algrie, il n'y avait pas eu plus de 500 militants en armes qui ont dclench les actions", a expliqu le mare de confrence en histoire de l'Algrie contemporaine, dans
un entretien l'Agence de presse algrienne (APS).

Daho Djerbal a soulign que lors de l'offensive, certes planifie et excute par Ziroud Youcef, c'est "toute la population qui est descendue pour prendre possession d'un territoire et se librer d'une prsence coloniale".

L'historien considre qu'il faut "contextualiser" les oprations du 20 aot 1955, qui ont t "excutes" huit mois aprs le dclenchement de la rvolution du 1er novembre 1954, en explorant les conditions qui ont prvalu lors de ces vnements, mettant en exergue les "perscutions" dont faisaient l'objet les militants, l'absence de la logistique et des moyens.

"Lorsque les premires actions contre les installations coloniales militaires ou civiles ont t lances, on a pens un moment que c'tait des actes de bandits d'honneur (...). Il a fallu compter sur les militants, la base logistique et l'intendance de l'organisation clandestine et non pas sur la grande organisation du PPA/MTLD avec ses centaines de milliers de militants puisque mme par rapport cette organisation politique rvolutionnaire, il n'y avait plus de liens", a-t-il expliqu.

Selon lui, il a fallu compter sur des abris mis en place, sur des refuges prpars avec les quelques provisions et aussi sur des gens qui taient rpartis dans les montagnes.

"C'est en terre hostile et poursuivis par toutes les polices et progressivement par les lments de la gendarmerie franaise et ensuite de l'arme. Forcment quelques parties ont t gagnes la cause de l'indpendance".

Il a expliqu que la rpression tait "froce et terrible" que ce soit Felfla, Azzaba, El Harrouch, Collo ou ailleurs et "elle n'a pas vis les porteurs d'armes uniquement mais toute la population". Donc, a-t-il prcis, les populations ont demand refuge dans les montagnes.
"C'tait la premire fois depuis novembre 1954 que le peuple va vers les militants et cherche leur protection. Les villages coloniaux ont t dserts, les rangs de l'arme de libration se sont renforcs. L'arme est devenue celle du peuple", a prcis Djerbal.
Le 20 aot 1955, souvent clips par le congrs de la Soummam tenu l'anne d'aprs la mme date, reste un tournant historique trs peu connu aujourd'hui. Daho Djerbal imputera la "raret" des crits relatifs ces vnements, une volont de les occulter pour ne pas dire "une censure" des crits sur le sujet notamment en France.
Un problme de mmoire collective franaise
"Des travaux ont t raliss, des thses et articles ont t publis, malheureusement dans des revues trangres, alors que des ouvrages sont sous censure depuis trente ans et ce jour (mme). Tout cela donne une consquence est qu'on connat mal notre histoire", a-t-il dplor.
Évoquant le livre de Claire Mauss-Copeaux sur les vnements du Constantinois, paru en 2011 sous le titre "20 aot 1955 insurrection, rpression et massacre", Daho Djerbal a estim que "le livre de Mauss-Copeaux n'est pas le seul avoir subi une semi-censure puisqu'il a t dit, y en a d'autres mis sous silence".
Selon lui, le fond du problme n'est pas l'dition franaise concernant les livres ayant trait ce qu'ils appellent "l-bas la guerre d'Algrie", (la jeune historiographie appelle cela la guerre d'indpendance), le problme se pose au sein de la mmoire collective franaise d'une manire gnrale.
"Pendant toute la dure de la guerre de libration (expression impropre pour qualifier ce qui s'est pass, c'tait une rvolution), il y avait 2,5 millions de Franais en Algrie. Pour la seule anne 1959, il y avait un effectif militaire de 400 000 lments, sans parler des auxiliaires pour une population de 9 millions d'individus. Cela veut dire que c'est toute une gnration de Franais qui avait mis la main la pte", a-t-il expliqu.
"Ce qui fait, a enchan l'historien, qu' chaque fois qu'on parle des exactions, des crimes, de la torture et des massacres tout le monde est concern ce qui amne globalement une mise sous silence, un contournement dans la conscience collective franaise". "Quoi qu'on fasse, on ne peut publier ce genre d'crit en France et, particulirement, lorsque cela vient d'un non Franais, Algrien ou Anglo-saxon", a assn l'historien.

Revenant sur le nombre des victimes et la rpression qui a suivi les oprations du Constantinois, M. Djerbal a soutenu que "la question n'est pas celle du nombre, mais plutt de l'esprit qui prvalait", soulignant qu'il ne fallait pas personnaliser ou rduire les vnements des personnes l'image du gouverneur gnral d'Algrie de l'poque Jacques Soustelle.

"C'tait tout le gouvernement franais et toute la population franaise qui pensaient que toute la population tait responsable des actions, donc il fallait la bombarder. Historiquement, ce ne sont pas les insurgs qui taient bombards, mais c'est tout le peuple algrien pour lui donner une leon, pensaient-ils. Les responsables politiques et militaires disaient qu'il faut que la rpression
soit la plus, la plus large possible, la plus profonde et la plus durable".

L'historien Daho Djerbal a conclu en disant que "la plus grande dfaite de l'arme franaise coloniale ne constituait pas les actions armes et les sabotages, mais le fait qu'elle a pouss le peuple dans les rangs de l'Arme de libration nationale"



https://youtu.be/Y7D7pXGYBB0

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