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Drogue : qui arrtera la gangrne ?

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2015-08-24
 
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Manqool Drogue : qui arrtera la gangrne ?

Prise en charge dfaillante et mineurs livrs eux-mmes, Drogue : qui arrtera la gangrne ?




Cest une vidence : la consommation de la drogue en Algrie devient, depuis quelques annes, un vritable problme non seulement de sant publique mais aussi de socit.
Selon lOfficie national de lutte contre la drogue et la toxicomanie, lAlgrie compte plus de 300 000 consommateurs, essentiellement jeunes. Quil soient lycens, tudiants, collgiens, issus dun milieu ais ou dun milieu dfavoris, ils cdent tous la tentation. Au-del de ce constat tabli depuis dj un moment, lAlgrie, qui tait jusque-l un pays de transit seulement, est devenue un grand pays consommateur. Et les statistiques le montrent bien. En effet, nous sommes passs de 6 tonnes de cannabis saisies en 1992 182 tonnes en 2014. À cela, il faut ajouter les quantits de substances psychotropes, notamment le Rivotril et le Diazpam, rgulirement saisies par les services de scurit.
Face cette situation inquitante, quelle est la parade pour la prise en charge des toxicomanes en Algrie et pour endiguer le phnomne ? Le pays est-il suffisamment outill pour faire la guerre ce flau qui gangrne notre socit et risque dhypothquer srieusement lavenir de toute une gnration ?

Le carrefour du trafic
Linondation du march algrien par ce poison nest pas le fruit du hasard. En 2014, 80,80% des quantits de cannabis saisies ont t enregistres dans la rgion ouest du pays. Autrement dit, 105 tonnes de ce type de drogue ont t saisies aux frontires, selon un bilan de lOffice national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLDT). Mais il ny a pas que lOuest qui est concern par ce trafic vu la proximit avec le Maroc, premier producteur mondial de cannabis. Les narcotrafiquants ont galement organis des rseaux dans le sud du pays. Cest ainsi que 50,11% de substances psychotropes saisies en 2014 ont t enregistres dans le dsert. En plus clair, 136 691 comprims saisis Tamanrasset, alors que 206 639 autres ont t saisis Ghardaa et 128 917 comprims Adrar. Mais les narcotrafiquants ont trac dautres rseaux au centre et lest du pays pour mieux couler leurs marchandises et pouvoir faire transiter de grandes quantits vers le Moyen-Orient.

Quand le march coule flots
La disponibilit de la drogue est un facteur aggravant de laugmentation de la consommation ainsi que du nombre des usagers. Dans le pass, la consommation de drogue se limitait certains quartiers frquents essentiellement par des marginaux.
De nos jours, la donne a chang. La drogue est prsente dans tous les espaces de la cit, du village ou du douar, dans les coles, les lyces et mme luniversit.
Lusage du cannabis et des psychotropes concerne toutes les couches sociales. Selon une tude ralise conjointement par lONLDT et le groupe Pompidou, il ressort que le nombre de consommateurs de substances psychotropes serait prs de 302 000 personnes ges de 12 ans et plus, soit une moyenne de 1,15% de cette tranche dge. Le taux le plus lev de consommation concerne la population ge entre 20 39 ans qui est de lordre de 180 000 personnes.
Nous navons pas fini dentendre parler des ravages de la drogue dans notre pays. La situation risque de samplifier du fait que lAlgrie est un pays situ la croise des chemins entre lAfrique et lEurope et constitue de part cette position gographique la porte de transit de tous types de trafic entre les deux rives ; et du rtrcissement du march europen du fait que plusieurs pays envisagent de lgaliser la consommation de certaines drogues.

Prise en charge pour les toxicomanes, la carence
Si les services de lutte que sont la gendarmerie, la police et la Douane sont des institutions fortes, bien organises et dotes de moyens suffisants pour mener efficacement leurs missions de rpression de trafic illicite de drogue, dmanteler les filires et apprhender les trafiquants, malheureusement laspect le plus important de la lutte contre la drogue et la toxicomanie, savoir la prise en charge, reste le maillon faible dans ce combat permanent.
Il ny a aucun centre de sevrage ou de suivi en Algrie. Toute personne, qui veut arrter la drogue, doit passer par la psychiatrie, constate le professeur en addictologie, Nadir Bourbon. Tout en soulignant que les services en psychiatrie ne sont pas adapts pour la prise en charge des toxicomanes. Laddictologue insiste sur le fait que la prise en charge de cette frange de la population fait face 3 importantes problmatiques. Le premier obstacle concerne le manque de centres de sevrage, de cure et de suivi. En 2007, le gouvernement algrien avait lanc un programme pluriannuel de la mise en place dun vaste rseau de centres de prise en charge des toxicomanes.
Il tait prvu la cration de centres de cure dans chaque CHU du pays, ainsi que louverture de 53 centres intermdiaires de soins en addictologie (CISA).
Un ambitieux programme est mis en place par le gouvernement algrien. Mais la ralit est autre. LAlgrie compte deux centres de cure et 30 CISA, dtail le Pr Bourbon.
Le second problme est la formation. Daprs le professeur, lAlgrie na pas de personnel qualifi pour prendre en charge les toxicomanes. La majorit du personnel de sant en relation avec les toxicomanes nont pas les outils techniques et pdagogiques pour la prise en charge. Alors, dans la plupart des cas, ils finissent par partir, confie laddictologue.
La 3e problmatique, selon le spcialiste, est labsence de programme national pour la prise en charge de la pathologie. Chaque mdecin travaille seul. Il ny a aucune coordination ni change dexprience, dplore-t-il.
Le praticien fait savoir que le traitement dun toxicomane suit un long processus et un cheminement compliqu, ce qui demande dnormes moyens humains et matriels. Le sevrage passe par plusieurs tapes. Le mdecin explique : Quant une personne est dtermine arrter la drogue, elle passe par plusieurs phases, claire-t-il. Le professeur dtaille les diffrentes tapes avant la gurison. Au dbut, le patient est en phase de prcontemplation, soit le dni total et le refus dadmettre quil a une addiction. Vient ensuite la phase de contemplation, ce stade de la cure, le toxicomane reconnait quil a un problme avec la drogue mais ne sait pas comment sen dfaire. La 3e phase est laction. Dans cette partie, le patient commence diminuer graduellement les doses jusqu larrt total de la consommation. Et la dernire phase consiste en labstention et le maintien. Le praticien reconnat que ce cycle nest pas facile suivre en Algrie, dans certains cas, faute de traitement de substitution. Certains mdicaments de substitution comme le Subitex, pour le traitement des patients addicts aux drogues dures, ne sont pas disponibles pour les thrapeutes, mais ils existent au march noir, se dsole-t-il. Il y a lieu de noter que le traitement de substitution aux opiacs na pas encore t introduit en Algrie, contrairement dautres pays en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et en Europe. La loi 04-18 du 25 dcembre 2004 relative la prvention et la rpression de lusage et du trafic illicite des stupfiants et des substances psychotropes, que lAlgrie a promulgue, a constitu une avance indniable dans la qualification et le traitement de lusager problmatique de drogue en situation de dpendance, qui est pass du statut de dlinquant rprimer celui de patient prendre en charge et soigner, avec tous les droits que lui confre ce statut. Des acquis importants ont t raliss dans ce domaine tels que linjonction thrapeutique, labandon des poursuites judiciaires pour les toxicomanes qui acceptent de suivre un traitement. Mais les usagers en situation de dpendance aux opiacs, mme si leur nombre reste rduit par rapport aux autres addictions, ne bnficient pas encore de tous les soins adquats possibles et ncessaires, en raison de la non-introduction du traitement de substitution aux opiacs dans le systme national de soins.





D. S
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