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Henri Alleg raconte la troisime interdiction d'Alger-Rpublicain

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Sellal assume linterdiction des marches Alger ( actualis ) Emir Abdelkader 0 2014-07-27 04:00 PM
Vibrant hommage Henri Alleg au CCA Paris Emir Abdelkader 0 2014-03-12 09:50 PM
Interdiction des manifestations publiques Alger : ... Emir Abdelkader 0 2014-03-11 02:58 PM
./Merci, Henri Alleg ! Emir Abdelkader 0 2013-07-20 11:39 PM
Merci, Henri Alleg Emir Abdelkader 0 2013-07-20 11:35 PM

 
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2016-07-09
 
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Manqool Henri Alleg raconte la troisime interdiction d'Alger-Rpublicain

Henri Alleg raconte la troisime interdiction d'Alger-Rpublicain

A l'occasion de l'anniversaire du dcs d' Henri Alleg et de celui de la reparution d'Alger Rpublicain en juillet 1962, nous remettons en ligne un texte d'Henri Alleg relatant l'OPA sur Alger Rpublicain lance par le pouvoir en 1964-1965 et dont l'quipe d'Alger Rpublicain s'tait accommode alors.
"A moi, on proposait celui (le poste) de rdacteur en chef de lagence nationale Algrie-Presse-Service (APS)" se rappelle Alleg, qui raconte comment le coup d'Etat du 19 juin 1965 avait tranch la question :
"Aux mmes heures, Alger rpublicain tait saisi, des militaires occupaient les locaux de sa rdaction et, comme nous refusions davaliser le coup dEtat ainsi que se auteurs lexigeaient, le journal tait purement et simplement interdit. Pour la troisime fois depuis sa cration, un peu plus de vingt-cinq ans plus tt".
Alger-rpublicain a reparu une vingtaine d'annes plus tard, aprs les vnements doctobre 1988. Il sera encore une fois en bute aux tentatives de prise de contrle par le pouvoir, car la ligne ditoriale de l'Alger rpublicain historique n'avait pas sa place dans le nouveau paysage mdiatique mis en place et contrl par le DRS. Aprs plusieurs tentatives de prise de contrle indirecte, une deuxime Opa fut lance par les services, avec la nomination de Madjid Harbi comme nouveau directeur du journal. Cette OPA a t dsamorce, par hasard, grce une maladresse de l'arrogant nouveau directeur... Sorti exsangue de la crise puis de l'implosion du Pags, Alger-rpublicain vgte sur le net, dans une posture de repli. Seul la relance de sa ligne ditoriale "historique" le rendrait sans doute apte runir une quipe et des correspondants capables de relayer, d'clairer et d'largir les luttes populaires en Algrie.

Les squences de lhistoire dAlger rpublicain, ci-aprs, sont extraites de louvrage Mmoire algrienne, dHenri Alleg publi aux Editions Casbah, Alger, 2006, pp. 335-386.
() Le 16 avril 1964 souvrit Alger le 1er congrs du FLN. Ben Bella et ceux qui, dans son entourage, taient attachs une orientation socialiste mettaient beaucoup despoir dans ces assises. Elles devaient permettre la transformation du Front en un parti rvolutionnaire davant-garde , avec une doctrine et un programme, regroupant des militants disciplins et motivs dont lobjectif serait une Algrie socialiste. Le congrs tait salu comme un vnement historique qui marquait un choix de socit clair et dfinitif, et Alger rpublicain souligna que les textes adopts en conclusion des travaux (ils seront connus sous le nom de Charte dAlger) confirmaient lengagement de lAlgrie nouvelle dans cette voie.
Ctait l une apprciation htive, sappuyant sur des textes officiels, mais ne tenant pas compte de la situation lintrieur mme du FLN. Il faudra constater bientt que le rapport des forces ny tait pas en faveur dune relle orientation dmocratique et encore moins dun choix socialiste ()
Au congrs, les manifestations ouvertes ou camoufles danticommunisme devaient se concentrer autour du sort dAlger rpublicain. Ben Bella sy tait prpar en cherchant viter la confrontation publique entre ceux qui rclamaient son interdiction immdiate et ceux qui craignaient quune telle mesure, annonce brutalement, ne soit trs impopulaire et ne se retourne contre le FLN lui-mme. Mieux valait agir en souplesse. Pour bloquer les desseins des plus acharns partisans de sa suppression sans dlai, il proposa donc, par lintermdiaire de Benzine, quil avait, de son propre chef, dsign comme notre observateur officieux au congrs, de promouvoir Alger rpublicain au rang de deuxime quotidien central en langue franaise du FLN, lautre demeurant le Peuple. Dans le mme temps, il laissait entendre que rien ne changerait et quune pression ni immixtion ninterviendrait par la suite pour imposer quelque modification que ce soit lorientation de notre journal. Il fallait rpondre durgence et sa proposition, insistait-il, car la question pouvait, tout moment, tre souleve en sance plnire du congrs.
Pour faire chouer les manuvres de ceux qui souhaitaient la suppression du titre et, en labsence dune volont affirme de Ben Bella de sy opposer, il ny avait pas dautres choix que de nous rallier son offre. La refuser aurait ouvert un conflit perdu davance aboutissant nous condamner au silence. Lassaut attendu fut lanc par un dlgu dAnnaba. Avec violence, il sen prit lexistence dun organe de presse qui chappait au contrle du FLN, et dont lindpendance portait atteinte au principe du parti unique. Une situation quil fallait faire cesser au plus tt en prononant linterdiction du journal. Loffense tourna court, Ben Bella prenant la parole aprs lui pour annoncer quAlger rpublicain acceptait de devenir un organe du FLN. Les applaudissements redoubls des dlgus pouvaient laisser croire une unanimit sans faille, alors que lovation cachait une contradiction. Une partie des congressistes par leurs acclamations saluaient la conscration du rle immense jou par le journal, qui se poursuivait dans une tape historique nouvelle, celle de lunion de toutes les forces rvolutionnaires pour le socialisme. Ce que dautres, au contraire, applaudissaient tait la dcision enfin venue de mettre dfinitivement sous tutelle une publication dont ils jugeaient linfluence nfaste et dangereuse. Au lendemain de ces dbats, le journal annona son nouveau statut dans un dito dont le titre, Un honneur et une responsabilit , rsumait le message quAlger rpublicain disait avoir tir de la proposition de Ben Bella, accepte par sa direction et entrine par le congrs.
A mesure que le temps scoulait, le contraste apparaissait de plus en plus nettement entre les discours prononcs lors des assises du FLN, les rsolutions adoptes et laction relle des dirigeants du pays. Le journal, mme si aucune directive imprative ne lui tait impose, se trouvait corset par son nouveau statut dorgane officiel. Ses rdactions, pour viter de se heurter tel organisme, tel ministre ou tel dirigeant, taient amenes, contrecur ou inconsciemment, une sorte dautocensure que les lecteurs percevaient et quils nacceptaient pas. Ils trouvaient le journal moins mordant, moins critique, moins combatif et en faisaient la remarque. Curieuse et inconfortable situation aussi pour Khalfa et moi : nous tions les directeurs dun quotidien dpendant dsormais du FLN, mais ni lun ni lautre navions t admis dans ses rangs. Ctait le cas aussi de Benzine, le rdacteur en chef, et la plupart des membres de notre quipe, victime du mme ostracisme inavou qui frappait les communistes.
Quand ces problmes taient voqus entre membres du PCA, ils se ralliaient lide rassurante que cette situation incertaine ne serait sterniser. Le provisoire durait pourtant et certains se demandaient sil ne prparait pas une autre issue que celle espre.
Contrairement aux assurances donnes par Ben Bella quil ny aurait aucun changement dans la situation et le fonctionnement de notre journal, la fusion dAlger rpublicain et du Peuple en une seule publication qui prendrait le titre dEl Moudjahid, lorgane central du Front fut dcide. Cest ce dont nos informa la Commission dorientation, dans laquelle Ben Bella avait plac des reprsentants de la gauche du FLN, tels Hocine Zehouane, Salah Louanchi et Mohamed Harbi. Il ne sagissait nullement dtouffer la voix de ces journalistes militants qui avaient fait dAlger rpublicain un quotidien dont la renomme dpassait les frontires, affirmait-on, mais au contraire de leur permettre de jouer un rle plus efficace encore au service de lAlgrie et du socialisme.
Mme prsente avec des fleurs, ctait la disparition dun titre symbole qui tait programme et qui risquait de rduire peu de chose lespace encore laiss la libert dexpression. Aucun des survivants de lancienne quipe dAlger rpublicain, personne non plus parmi les nouvelles recrues nenvisageait de gaiet de cur la perspective ouverte par ce projet, mais il ntait gure possible de sy opposer car cela aurait t interprt comme un refus de cooprer. La seule alternative qui demeurait, pour tenter de perptuer lesprit unitaire et combatif dAlger rpublicain, tait de jouer le jeu en tant prsents dans la prparation de la fusion. Le nouveau quotidien aurait deux directeurs, lun Boualem Khalfa, venant dAlger rpublicain, lautre, Abderrahmane Benhamida, membre supplant du Comit central du FLN et ancien ministre de lEducation nationale. Le nom de Jacques Salort tait retenu pour le poste dadministrateur adjoint. A moi, on proposait celui de rdacteur en chef de lagence nationale Algrie-Presse-Service (APS)....


L'quipe d'Alger-Rpublicain vers 1965. Photo DR







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