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Le gnral Tartag et le dilemme marocain

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Algrie : Athmane Tartag, l'oeil d'El-Mouradia Emir Abdelkader 0 2014-10-10 06:05 PM
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2016-07-18
 
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Le gnral Tartag et le dilemme marocain

Le gnral Tartag et le dilemme marocain






Le rapprochement stratgique survenu rcemment lors de la visite du patron du service despionnage marocain, la DGED dirige par Yacine El-Mansouri, et le gnral Athmane Tartag, chef de lex-DRS (ou CSS selon une nouvelle appellation encore en gestation), semble pour le moins excentrique, considrer les normes cueils que les deux services de scurit ont eu affronter ensemble. Linitiative semble venir de Rabat puisque le palais royal a galement dpch Alger son ministre dlgu aux Affaires trangres, Nacer Bourita, connu pour ses positions fermes et irrvocables dans laffaire du Sahara Occidental. La diplomatie marocaine a sembl, cette fois-ci, bnficier dune ouverture exceptionnelle de la part du prsident Abdelaziz Bouteflika en octroyant deux reprsentants de haut niveau de la scurit marocaine une entrevue avec le gnral Bachir Tartag, dont lexprience en matire de lutte antiterroriste nest plus conter.
Avant mme larrive des missaires marocains, la DGSN avait livr la presse des informations concernant un resserrage du contrle des ressortissants marocains prsents lgalement ou illgalement sur le territoire algrien et dont le nombre serait important, entre 300 000 et 500 000. Nul besoin de rappeler tous les enjeux de cette prsence marocaine en Algrie : cellules dormantes de djihadistes du Mujao, de Daech et autres factions terroristes, agitateurs pro-autonomistes du MAK, crime organis transnational avec trafic de drogues, dorganes, dtres humains et de carburant Tous ces dossiers sont parfaitement connus et matriss par la DGSN, dirige par gnral Abdelghani Hamel.
Il serait cependant hasardeux de ne considrer ce problme que comme une question de migration ou de criminalit conomique. Il ne faudrait donc pas stonner si tout ce beau monde commenait inquiter le royaume chrifien, si un jour les autorits algriennes dcidaient de frapper dans la fourmilire. Car on ne voit pas comment les services de scurit algriens pourraient encore rester les bras croiss avec cette norme pe de Damocls pose sur le destin de la scurit nationale. Les services de scurit, ANP, Gendarmerie et police nationales travaillent dj flux tendus devant ltendue des menaces internes et externes, et ceci, depuis de trs longues annes. En dfinitive, cest la nature du rle du nouveau chef de la CSS qui est valuer ici, entre le Makhzen, le prsident Bouteflika et des secteurs importants de la scurit nationale.
De patron des services conseiller
Le nouvel chafaudage institutionnel dans lequel on a insr le patron de lex-DRS, celui dun conseiller la scurit nationale, chapeaut par la prsidence de la Rpublique, doit nous clairer sur la vritable marge de manuvre du gnral Tartag. La gestion du dossier marocain ne se fera, en dernier ressort, que dans lapprciation finale de la prsidence de la Rpublique des mesures prendre, qui, par les nouvelles dispositions rgissant laction de la CSS, chapperont au pouvoir discrtionnaire de ses dirigeants. Mais ceci reste thorique et la vritable question est dessence politique : y aura-t-il un bras de fer entre lex-bras droit de Toufik et le prsident Bouteflika lorsquil faudra dterminer, au final, qui est Marocain et qui ne lest pas, qui pose un problme la scurit nationale et qui est venu simplement travailler, qui il faut expulser et qui il faut autoriser sjourner lgalement en Algrie ? Dans quel tat desprit seffectuera cette collaboration scuritaire entre la Prsidence, le Maroc et le gnral Tartag ?
Nous nous rappelons tous, ce jour, les expulsions de citoyens marocains, mais galement de citoyens algriens du Maroc, sous Boumediene et sous Zeroual, lorsquon dcida de fermer la frontire. Ces vnements ont toujours t prsents comme un traumatisme dans les relations algro-marocaines, comme quelque chose de plus grave encore que lagression militaire de larme de Hassan II lindpendance de lAlgrie. Le rappel des expulsions semble faire barrage au moins motionnellement toute ide dun rapatriement de Marocains jugs dangereux en Algrie, et ralis de faon arbitraire. Bouteflika aurait-il laudace de rpter lpisode des expulsions rendues clbres par Boumediene ?
Les dclarations de Sadani, le secrtaire gnral du FLN, au sujet du Sahara Occidental et la dissmination rcurrente de dclarations hostiles au Polisario pendant les mandats du prsident Bouteflika ne donnent pas penser que les autorits algriennes actuelles suivent les mmes pas que Boumediene. On aurait mme tendance croire quune certaine honte nationale est en train dtre vcue par une partie des lites ce sujet et que lAlgrie avait une dette envers le Maroc, do la venue de ces nombreux travailleurs marocains. Tout porte croire, en effet, que Bouteflika ne cderait pas devant les sirnes dexpulsions pourtant juges ncessaires et justifies lgalement. Tout comme il na pas jug utile et ncessaire de continuer jusquau bout le procs Sonatrach. Quoi quil en soit, la Prsidence tient l une pomme de discorde idale pour mettre en gne, au moment opportun, le tout nouveau et redoutable patron de lex-DRS, le gnral Tartag.
Un gnral redoutable et des calculs politiciens
Le dossier des Marocains dAlgrie ressemble trangement celui que le gnral Toufik avait traiter avec laffaire Sonatrach. Lorsque les services du DRS de Toufik apportrent les pices conviction et les preuves irrfutables danomalies graves chez Sonatrach, sen suivit une confrontation sans prcdent entre la Prsidence et le DRS au point de rompre tous les quilibres du jeu institutionnel. Une grave crise politique continue aujourdhui de produire ses effets, minant mme lEtat.
Ds lors, des questions importantes surgissent en cho de ce qui arriva avec le gnral Toufik : si demain le gnral Tartag apportait des preuves irrfutables au prsident de la Rpublique de limplication de centaines de Marocains dans des actes de subversion contre lAlgrie, quelle en serait sa raction ? Tartag et ses services oseraient-ils employer la manire forte en circonscrivant le mal, ou devraient-ils se plier aux injonctions de la Prsidence ? Les services marocains sont-ils en train dvaluer de telles dissonances ? Laffaire DRS-Sonatrach demeure encore vive dans nos mmoires : la Prsidence a oppos une fin de non-recevoir la bravoure judiciaire des limiers de Toufik. Tartag aura-t-il autant de courage et de marge de manuvre appuyer les actions de la justice algrienne contre ce qui se profile comme un nouveau cheval de Troie en Algrie ? Cette situation inextricable o le patron du DRS doit se soumettre des dcisions politiques prsidentielles qui pourraient aller lencontre de son travail dinvestigation des groupes terroristes marocains implants en Algrie, est-elle loccasion idale pour le Prsident de lui fournir un nouvel alibi contre la nomination de Tartag ?
Faire venir Alger de hauts reprsentants des services secrets marocains et lannoncer via un communiqu officiel nest pas anodin : cest loption de la collaboration scuritaire qui est choisie et non celle des expulsions la Boumediene. Le grand dirigeant algrien avait saisi laspect stratgique et militaire dans le traitement de ce dossier scuritaire brlant, en considrant les Marocains expansionnistes prsents en Algrie comme ennemis avant tout. Cependant, lre de lEtat civil, il semble peu probable quun tel traitement rapparaisse, alors mme que la question est bien plus grave quil y a 40 ans. Et nous savons galement que le prsident de la Rpublique a dsormais son mot dire : mettre en chec ces ngociations, dune manire ou dune autre, reviendrait mettre en cause la mission de Tartag.
Que des dissensions se fassent jour sur la manire traiter un ventuel retour de citoyens marocains jugs dangereux et ce serait loccasion inespre pour la prsidence de la Rpublique doprer des changements dans lappareil scuritaire. Toufik en sait quelque chose. Au gnral Tartag daviser.

Dr Arab Kennouche







Algrie Patriotique

 

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