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Essais nuclaires de Reggane :...

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Les premiers essais du prototype de drone prvus 15h30 larodrome Sidi Bel Abbs Emir Abdelkader 0 2013-07-07 03:14 PM

 
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2014-02-15
 
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Manqool Essais nuclaires de Reggane :...

Essais nuclaires de Reggane : Rvlations compromettantes pour la France






Une propagation radioactive continentale. Cest en tout cas la rvlation faite par le document dclassifi du ministre franais de la Dfense sur lopration Gerboise dont les effets du nuage radioactif ont touch la moiti de lAfrique et mme lch le sud de lEurope.


Un danger radioactif continental. Le nuage radioactif provoqu par Gerboise bleue a recouvert, en moins de 15 jours, la moiti nord du continent africain. Cest une archive de larme franaise, rendue publique hier par le journal franais Le Parisien, qui rend compte de ltendue des dgts de ces essais. Ce document, class secret-dfense par larme pendant des dcennies, vient dtre dclassifi dans le cadre dune enqute pnale dclenche par des vtrans des campagnes dessais nuclaires franais dans le Sahara au dbut des annes 1960 et en Polynsie dans les annes 1970.

La cartographie dtaille la chronologie des retombes radioactives pendant treize jours compter du 13 fvrier 1960, jour de lexplosion de Gerboise bleue, la premire bombe atomique largue dans le dsert de Reggane 16 autres essais nuclaires suivront dans le Sahara algrien. Et lon est bien loin de la version officielle qui cantonne limpact radioactif de ces bombes A la seule rgion de lextrme sud algrien.

Ainsi, le jour suivant lexplosion, le nuage radioactif arrive en Libye, traverse une partie du Niger pour atteindre les alentours de NDjamena, capitale du Tchad. A J+4, les retombes recouvrent des milliers de kilomtres carrs pour atteindre le Nigeria, le Ghana, la Cte dIvoire et le Mali. Neuf jours aprs le largage, le nuage recouvre tout le sud algrien et lAfrique subsaharienne. De mme, 12 jours aprs lexplosion, les retombes radioactives atteignent Alger en passant par le Sahara occidental et le Maroc. Le lendemain, le nuage traverse la mer Mditerrane et approche des ctes espagnoles et de la Sicile. Et si dans les documents secret-dfense, les militaires assurent que les doses enregistres taient gnralement trs faibles et sans consquence, affirme dans Le Parisien le spcialiste des essais nuclaires Bruno Barillot, qui explique que cela a toujours t le systme de dfense de larme. Sauf que les normes de lpoque taient beaucoup moins strictes que maintenant et que les progrs de la mdecine ont dmontr depuis que mme de faibles doses peuvent dclencher, dix, vingt ou trente ans plus tard, de graves maladies, poursuit celui qui a analys les archives de larme franaise pour Le Parisien (voir lentretien ralis par N. Bouzeghrane).
Dailleurs, autre dcouverte, commente la publication, les militaires reconnaissent quen certains endroits, les normes de radioactivit ont t largement dpasses : Arak, prs de Tamanrasset, o leau a t fortement contamine, mais aussi dans la capitale tchadienne NDjamena.

La carte du zonage des retombes de Gerboise bleue montre que certains radiolments jects par les explosions ariennes, tels liode 131 ou le csium 137, ont pu tre inhals par les populations malgr leur dilution dans latmosphre. Personne nignore aujourdhui que ces lments radioactifs sont lorigine de cancers ou de maladies cardio-vasculaires, rappelle Bruno Barillot.

Ncessit de rendre publiques plus darchives

Lon apprend par ailleurs que les associations franaises de victimes des essais nuclaires exigent dobtenir de plus amples informations, les archives dclassifies tant juges comme soigneusement tries, dans lesquelles il manque des pans entiers de donnes. Et cette absence de documents ayant trait ces essais est dailleurs dnonce par les associations algriennes de victimes qui nont de cesse dexiger, non pas seulement des indemnisations, mais aussi et surtout des donnes sur ltendue des dgts et la restitution des archives inhrentes cette priode.

Car cette carte confirme ce dont tout le monde en Algrie se doutait peu ou prou : la catastrophe sanitaire engendre par ces radiations a t et est jusqu prsent sous-estime. Un recensement, toujours en cours, effectu par une association, dnombre plus de 500 victimes directes de radiations pour la seule rgion de Tamanrasset. Ces nouvelles rvlations devraient reconfigurer la donne dans ce lourd dossier de la reconnaissance des victimes algriennes. Car si la France a de tout temps minimis les dommages causs par ces radiations sur les populations locales, de tels documents ne pourraient quobliger les autorits franaises reconnatre les torts infligs. Dautant plus que dautres archives semblent devoir tre dclassifies dans le cadre de cette action judiciaire. Archives qui peut-tre rvleront et rendront compte de la gravit de limpact des essais, donnant ainsi une autre profondeur ce dossier.
Et si une nouvelle estimation des dommages est effectue, cela induira invitablement une reformulation des termes et de lenvergure du ddommagement. Reste savoir si cette archive provoquera des ractions de la part des pays affects par ces radiations et quelle attitude adopteront les parties concernes


Sur les treize tirs effectus entre 1961 et 1966, douze ont fait lobjet de fuites radioactives :

La divulgation, en 2009, par lObservatoire des armements (Damocls n 128-129) dun rapport secret-dfense sur La gense de lorganisation et les exprimentations au Sahara (CSEM et CEMO), (236 pages) corrobore ce quaffirme depuis de longues annes lObservatoire des armements/CDRPC. Les essais nuclaires franais au Sahara nont pas t propres. Le prsident de lObservatoire des armements, Patrice Bouveret, nous affirmait (El Watan du 23 mai 2009) que des experts de notre groupe ont procd des tests de radioactivit, en fvrier 2007.
Douze heures sur le site dIn Ekpker quivalent un an de radioactivit admissible, acceptable. Cest norme. Ces essais se sont produits dans le dsert et le sable a absorb des rsidus radioactifs qui se dplacent avec le vent. Cela veut dire quil y a un taux de radioctivit qui est encore fort et que les gens ne doivent pas pouvoir accder aux sites. Ce rapport, class confidentiel-dfense, est une synthse rdige aprs 1996 partir des documents militaires dpoque, classs secret ou confidentiel dfense Mme sil apporte des informations jusque-l non connues, il sagit bien dune relecture officielle de la priode des essais nuclaires franais, note la revue Damocls.
Les rdacteurs ont d trier dans les documents sources, ce qui explique les incohrences et surtout les silences et les omissions. Cest manifestement le cas pour les rats des essais au Sahara, notamment Gerboise verte ou laccident du tir Bryl Le rapport sur La gense de lorganisation et les exprimentations au Sahara (CSE et CEMO) emploiera donc les termes techniques qui occultent la fois la ralit humaine des exprimentations et la responsabilit criminelle de la hirarchie qui les a mises en uvre
Ainsi, on apprend que sur les treize tirs effectus entre 1961 et 1966, douze ont fait lobjet de fuites radioactives. Seul le tir Turquoise du 28 novembre 1964 naura pas provoqu de radioactivit lextrieur.

Les consquences de ces radiations ne se sont pas arrtes avec la fin des essais et la fermeture administrative des sites, mais perdurent aujourdhui encore, la fois compte tenu de la trs longue dure de vie de certains lments radioactifs et du fait que la France a laiss de nombreux dchets nuclaires enfouis dans le dsertN. B.


Lessai Beryl, une affaire dEtat :

Louis Bulidon et Raymond Sen, deux anciens du camp Saint-Laurent prs dIn Amguel, dans un appel publi par le Monde le 4 mars 2010 attestent pour en avoir t les tmoins comme scientifiques du contingent, que le 1er mai 1962, la suite dun essai nuclaire, code Beryl, sous la montagne du Tan Affela In Ekker, la troupe, les civils et les populations locales prsentes sur le terrain ont t lourdement irradis et contamins par les retombes de poussires radioactives.
Mesure dans notre laboratoire, la dure de passage du nuage radioactif, au plus fort de la contamination, a t de vingt minutes, priode au cours de laquelle nos instruments de mesure ont t saturs par lintensit du rayonnement des particules retenues sur nos filtres air.
De plus, pendant les semaines, les mois suivant le tir Beryl non confin, les militaires, y compris ceux qui ntaient pas considrs comme tant en zone contrle, les populations locales ont t lobjet de contaminations chroniques provenant des poussires charges de produits radioactifs transportes par les frquents vents de sable.

Les relevs des mesures que nous effectuions rgulirement sur les filtres de contrle atmosphrique pourraient en tmoigner, dans la mesure o lautorit militaire accepterait de permettre la leve du secret. Il est impensable que ces donnes techniques naient point t archives.
...Le 1er mai 1962 et dans les jours qui ont suivi, des centaines, voire peut-tre plusieurs milliers dindividus, dont des femmes et des enfants algriens, ont reu des doses radioactives trs handicapantes, voire mortelles pour certains dentre eux.

La chape de plomb du secret-dfense qui a couvert cet accident nuclaire doit tre leve car il sagit dune affaire dEtat qui a touch Algriens et Franais, victimes innocentes dune raison dEtat qui, prs de cinquante ans aprs lvnement, na plus aucune justification. Cest au plus haut reprsentant de lEtat, le prsident de la Rpublique, mais aussi aux deux reprsentations nationales algrienne et franaise, que nous faisons appel afin que soit tablie, des deux cts de la Mditerrane, la liste des personnes, civils et anciens militaires, qui ont t soumises aux retombes de lexplosion du 1er mai 1962. N. B.


Ghania Lassal



El Watan
 

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07:36 PM

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