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Election prsidentielle, Sauver la Rpublique

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2014-02-17
 
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Manqool Election prsidentielle, Sauver la Rpublique

Election prsidentielle, Sauver la Rpublique

Lembrouillamini et linflation de brouhahas et de prises de position lemporte-pice dans lesquels lAlgrie a t plonge depuis quelques semaines autour des enjeux opaques de la prochaine lection prsidentielle ont jet un trouble indicible dans une opinion droute, abandonne elle-mme, sans repre crdible et dpourvue dune grille de lecture source qui laurait guide et aide dcoder des piphnomnes jusque-l inconnus dans la pratique et la perception de la chose politique dans notre pays.
On comprendrait le souci de cette opinion, pour moins que cela, et davantage encore, lorsquon la voit, chaque matin, submerge par des torrents de trivialits et de dclarations irresponsables que dverse sur elle la chienlit rapporte par la presse, toutes trangres la culture et au sens de lhonneur de notre peuple.
Dans le temps o, mus par un rflexe vital dauto-dfense, les Algriens et les Algriennes, de toutes conditions, ont procd une leve de boucliers gnrale qui a travers, de part en part, le pays comme une onde de choc, subodorant les dangers charris par cette situation dltre. Ils exigent den savoir plus et de comprendre tous les tenants et les aboutissants dun dlitement qui risquerait de les rapprocher de lil du cyclone qui a englouti, dans sa spirale infernale, les Etats-nationaux dIraq, de Syrie et dEgypte, si les forces patriotiques de ce pays ne mettent pas de suite un hol ferme lassaut que des aventuriers, en service command, ont lanc contre la Rpublique. Mettre disposition un dcryptage des vnements et des forces antagonistes concernes savre tre aujourdhui un devoir civique et moral ainsi quune des rponses appropries apporter aux attentes exprimes par lopinion, intresse connatre, par-del les crans de fume qui la brouillent, la vritable nature de la crise politique que vit, en ces moments difficiles, lAlgrie.
- 1999 : Abdelaziz Bouteflika, inform des grands agrgats de lconomie souterraine de lAlgrie, menaait, ds son entre en fonction la prsidence de la Rpublique, duser de lpe dEl Hadjadj pour dmanteler les activits informelles qui avaient pris racine, sous la frule dune camarilla de compradores dans le terreau de lEtat, une entit demeure intouchable, tout au long du mandat de Houari Boumedine, menace de dviation sous celui de Chadli Bendjedid et violemment agresse, dans ses fondations, par le terrorisme intgriste durant la dcennie noire.
- 2012 : Ahmed Ouyahia, linamovible chef du gouvernement des annes 1990 et 2000, devanant sa disgrce annonce, aprs son entre en conflit ouvert avec le cercle prsidentiel, dclarait que lAlgrie tait dirige par un cartel de mafias, avouant quil avait chou dans ses tentatives den venir bout, au nom de lintrt national.
- 2014 : Amar Sadani, le nouveau secrtaire gnral du FLN, parachut par une dcision du Conseil dEtat, lance une offensive-clair contre une partie de lArme nationale populaire, avec la tmrit dun homme inspir, rsolu oprer un passage en force contre la loi, les institutions officielles et la socit elle-mme, pour imposer, contre toute vidence, une OPA sur le pays.
Que sest-il pass de si profond et de si imperceptible dans lintervalle des 15 dernires annes qui sparent ces trois squences qui ait pu rompre les anciens consensus et changer la configuration et le contenu du pouvoir dEtat au point de lexposer une fracture irrparable, une ventualit qui a effray jusquaux oppositions les plus irrductibles, au regard des graves consquences quelle pourrait avoir sur une stabilit et une scurit que lactuel gouvernement dclare en tre devenu lexportateur attitr dans la rgion ? Lexplication dun tel phnomne est complexe en raison du nombre et de la forte imbrication des processus sociopolitiques et conomiques qui ont concouru sa formation, puis sa maturation et, ce stade de son volution, lexpression, franche et directe, des ambitions qui leur sont sous-jacentes.
Au risque de schmatiser pour faire plus simple, lanalyste dira que ce furent les politiques publiques permissives, conduites dabord dans les annes 1990 sous le gnrique dune ouverture dbride de lconomie nationale, qui ont t, pour lessentiel, dans le dclenchement du premier processus, celui qui a autoris le dveloppement, dans les coursives de lEtat, dune classe informelle, parasitaire, dont la seule fonction fut de saccaparer, pour le compte de ses parrains bureaucratiques, dune partie des ressources du pays, une des toutes premires tapes de la privatisation de lEtat.
Lislamisme politique en fut, avec elle, lun des principaux bnficiaires, lui qui rigea, ds la fin des annes 1980, le commerce informel en nouvelle organisation sociale cheville une multitude de rseaux ayant servi financer les activits civiles et militaires de la confrrie, ici et ltranger.
La dfaite militaire essuye par ce courant fut loin de le disqualifier, dfinitivement, bien au contraire, puisque la politique de rconciliation nationale des annes 2000 le repcha et lui permit de se refaire une sant en oprant sa jonction avec le courant ultra-libral des golden boys missionns par les compagnies ptrolires multinationales pour mettre la main sur la seule ressource valable que lAlgrie possde.
Au service dune stratgie qui brassait large, cette alliance incluait aussi dans ses objectifs le dpcement du secteur industriel public par la privatisation sauvage de ses grands complexes, opre au bnfice dune faune daffairistes nationaux et trangers, monts dans le train en marche, do les fortunes colossales amasses, en un temps record, avec, comme corollaire, la gnralisation de la corruption, une gangrne qui gagna le cur mme de lAlgrie utile : Sonatrach, l o on dpensait, dsormais, sans plus compter, protgs par une loi nouvelle qui avait alin le patrimoine national.
Cette coalition dintrts passa une vitesse suprieure ds lors quelle prit conscience de sa force et exprima, de plus en plus clairement, sa volont de contrler, un un, les instruments institutionnels et partisans, lgislatifs et excutifs, ncessaires son ascension vers les paliers suprieurs du pouvoir. Et cest dans cette optique quelle investit, tour tour, le Parlement, une partie du gouvernement et le FLN qui furent arrachs la lgitimit constitutionnelle par la fraude et lachat des siges. Paralllement, elle effectua sa recomposition par des redressements, des reclassements ou des clatements, en son sein et dans les partis de lopposition pour se doter dune constellation partisane qui remplaa lancienne, use par les luttes dappareil.
Il ne lui restait, pour russir excuter sa feuille de route, qu se dbarrasser du dernier cueil susceptible de lui barrer la route pour lempcher de mtastaser au niveau des centres sensibles de la direction de lEtat et de mettre en uvre une politique loppos de tout ce que lAlgrie a expriment depuis 1962 comme programmes de dveloppement conomique et de cohsion sociale. Pour ce faire, il fallait cibler ce qui fait la puissance de lEtat national, savoir lArme nationale populaire.
Et comment arriver neutraliser cet adversaire gnant autrement quen misant sur lclatement de lunit de ses rangs et sur lisolement dune de ses armes les plus efficaces en matire de scurit nationale : le renseignement.
Tous les Algriens savent que larme du renseignement cre par Abdelhafid Boussouf pendant les annes de feu de la Rvolution de Novembre navait pas t conue comme une simple arme dappoint, voire comme un moyen logistique des units de combat, mais bien plus que cela, comme un rempart politico-militaire veillant la puret du projet rvolutionnaire et, plus tard, la dfense de lEtat national, de ses quilibres internes et de son indpendance vis--vis de lextrieur.
Ce rle fut jou avec des hauts et des bas, parfois mme dcri et mis lindex aussi bien par lopposition interne que par ses adversaires extrieurs, en particulier les ONG et leurs relais. Mais globalement, il permit, notamment au cours de la dcennie noire, de remporter une victoire dcisive contre le terrorisme intgriste et ses soutiens trangers et dloigner le spectre dune intervention internationale que le panel onusien prsid par Mario Soares et comprenant Simone Veil suspendait sur la tte de lEtat algrien comme une pe de Damocls.
Cest cette arme, allie aux patriotes de la socit civile, que lAlgrie doit sa survie, et quaujourdhui, malgr tout ce quon peut reprocher ses comportements de Big Brother, elle reprsente une des garanties les plus sres de la prennit de lEtat national.
Nest-ce pas elle que lAlgrie doit, depuis ces cinq dernires annes, entre autres labrogation de la loi sclrate sur les hydrocarbures, la rsistance au capitalisme international spculatif, larrt de la privatisation du secteur public performant et le report de la rvision dune Constitution qui allait signer la mise en hypothque de lavenir institutionnel du pays? Nest-ce pas elle qui a diligent plusieurs enqutes qui ont dbusqu les prdateurs tapis dans les centres nerveux et menaant la scurit nationale et quelle a, par la suite, fait chasser du gouvernement. De telles actions ont t perues par la coalition des segments bureaucratique, islamo-affairiste et no-libral de la bourgeoisie compradore, comme un danger mortel quil fallait conjurer par tous les moyens.
La seule question qui subsistait tait de savoir quelle devait tre la source du signal et le timing les plus propices la mise en route de lopration de dstabilisation que cette force dont les Algriens ne connaissaient que la partie merge, comptait lancer en direction de son adversaire pour le faire clater et lempcher ,ainsi de poursuivre son uvre dassainissement public. La campagne dclenche contre lunit de larme ne pouvait prendre le dpart que si la force qui se tenait derrire sa conception et sa planification avait russi concentrer, entre ses mains, une task-force capable de lui assurer une victoire rapide et sans grand dommage pour ldifice institutionnel global prserver jusqu une lection mise sur des rails baliss. Ce fut la conjugaison dau moins trois facteurs qui dtermina lexcution dun plan destin faire bouger les lignes de dmarcation traces par les compromis successifs passs entre groupes concurrents et ractualiss chaque aiguisement des contradictions dveloppes au sein du pouvoir qui les runit :
1- La maladie subite et grave du Prsident en exercice fut le premier dentre eux, probablement, lun des plus dcisifs qui acclra les vnements, tant il fallait parer au plus press, et prvenir dventuelles mauvaises surprises qui dboucheraient, dans ces conditions de vide institutionnel, sur des mises en cause prjudiciables la viabilit de la construction monte depuis au moins 5 annes.
2- La disposition des Etats trangers lgard de lAlgrie a t, selon toute vraisemblance, prise en considration, compte tenu du fait que celle-ci, comme chacun le sait, est dicte en priorit par les dotations de marchs qui leur choient et quils voudraient de plus en plus grandes, du moment que les ressources financires du pays coulent flots et provoquent les apptits les plus fous. Or, la rgle des 51/49 quils attribuent une arme sourcilleuse en limite le rayon. Cest pourquoi ils ne verraient pas dun mauvais il la mise lcart dune partie de celle-ci qui ferait sauter un verrou rglementant leurs activits dans lconomie nationale. Et puis, na-t-on pas pris lhabitude de dire que les grands Etats ont leur mot dire dans tout changement la tte des rgimes, surtout en Afrique ?
3- Lapathie dune socit qui a dcroch et qui a cess de sintresser la politique a certainement t classe, galement, parmi les paramtres qui ont prsid la prparation du fait accompli.
Or, lopration engage avec une audace qui na dgale que la balourdise et la mdiocrit de ses managers, en sus de la prcipitation qui la caractrise, semble, jusqu preuve du contraire, avoir t un coup dpe dans leau.
La suite des vnements sannonce prilleuse pour elle, dautant que plusieurs voix du srail slvent pour dire que le Prsident est lotage dune machinerie avec laquelle il devrait, publiquement, prendre ses distances. Le dernier communiqu de la Prsidence parat avoir rpondu leurs vux, un peu dans le style que Habib Bourguiba affectionnait lorsque, en forme, il renvoyait Ahmed Bensalah pour crime socialiste de lse-majest, ou, malade, il limogeait Muhammad Mzali tenu pour responsable des meutes du pain. Pour le moment, les Algriens en sont l, en attendant de nouveaux rebondissements parce que le rapport de force entre les parties antagonistes est toujours incertain et quune bte blesse, dans un camp comme dans un autre, peut faire trs mal. Quelles que soient la nature et les formes de ces rebondissements, le peuple algrien a fait connatre sa position et clam haut et fort que le salut de lEtat national ne dpend, en ces circonstances inquitantes, que de lunit des rangs et de la force de frappe de lArme nationale populaire, garante de lintangibilit des frontires et de la scurit dun pays plus que jamais convoit par le mariage malsain entre intrts locaux et extrieurs. Ce message sera-t-il cout avant le 17 avril ? La Rpublique sera-t-elle sauve ? Le sort en est jet !


B. M.


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