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repre succinct de quinze annes de pouvoir de Bouteflika

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Abdelaziz Bouteflika invit quitter le pouvoir avec fiert et dignit Emir Abdelkader 0 2014-02-13 08:35 AM
Pose de 20.000 km de lignes en fibre optique dans les deux prochaines annes Emir Abdelkader 0 2014-02-11 12:32 PM
Il y a encore tant de choses crire sur les annes 1990 Emir Abdelkader 0 2014-01-06 01:50 PM
Bouteflika, record de longvit au pouvoir, malgr ses ennuis de sant Emir Abdelkader 0 2013-11-17 02:20 PM
annes dindpendance politique Emir Abdelkader 0 2012-06-25 04:39 PM

 
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2014-02-17
 
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Manqool repre succinct de quinze annes de pouvoir de Bouteflika

repre succinct de quinze annes de pouvoir de Bouteflika



A la vieille de llection prsidentielle en Algrie nous assistons une vritable guerre froide au sommet de lEtat algrien entre les partisans et les opposants un 4e mandat de Bouteflika. En avril prochain cela fera une quinzaine dannes que lhomme dirige le pays. Pour faire un comparaison historique : on peut voir que lancien rgime sovitique avait rattrap son retard industriel sur les pays capitalistes avancs en quinze annesalors que Bouteflika n'a aucune ralisation industrielle digne de ce nom faire valoir. Lhomme qui ne voulait pas tre un "trois quart de prsident" a russi le tour de force de susciter moqueries et railleries autour de sa personne ; en effet, ses nombreuses hospitalisations en France attestent de l'tat catastrophique du systme de sant algrien. Cependant, les causes du dsaveu populaire envers lapatride Bouteflika ont des causes plus profondes que sa propre personne. La seule nergie que Bouteflika a manifest avec constance c'est d'exceller dans le despotisme interne et le servilisme externe. Les rsultats sont l. Notre homme a enterrer tout projet ddification nationale automne et jeter le pays dans les griffes de la dpendance conomique et la dpendance politique extrieures. Les sommes considrables investis dans les infrastructures masquent la dilapidation du trsor public et lasschement des rserves ptrolires et gazires au bnfice des monopoles imprialistes. Daprs la banque centrale algrienne les groupes et monopoles capitalistes ont rapatris depuis le dbut des annes 2000 plus de 9 milliards de dollars de bnfice annuel. Au bas mot nous sommes aujourdhui plus de 130 milliards de dollars extorqus au peuple algriencela sans parler de la fraude, la corruption et de la fuite des capitaux. Mme les petits capitalistes algriens se plaignent de la nature apatride de la bourgeoisie compradore et son reprsentant Bouteflika quand lun dentre dit : "En Algrie, les autorits poussent les producteurs fermer et se tourner vers limport". Cela est vrai parce que la nature goste et parasitaire de la bourgeoisie l'incite privilgier le profit en vendant des carottes ou des voitures... peut lui importe la production ou le commerce tant que le profit est ralis.
Un constat de faillite.
La manne ptrolire, si elle nalinait pas lindpendance de lAlgrie, devait au moins assurer sa prosprit. Or, il semble bien que non au regard de laccroissement criant des ingalits sociales et autres flaux sociaux. Rarement depuis la fin de la colonisation la vie sociale du pays na t autant jalonne par tant de calamits. Ce ne sont pas les coteux investissements dans des infrastructures (except le logement pour des raisons faciles comprendre) qui vont sortir le pays du sous-dveloppement conomique et de la dpendance extrieure, mais une orientation dmocrate rvolutionnaire fonde sur le dveloppement dune puissante industrie de construction mcanique cratrice et pourvoyeuse de machines de toutes sortes. Except la classe ouvrire algrienne aucune classe sociale nest mme de conduire et dachever les tches essentielles ddification nationale du fait quelles sont plus ou moins lie la sacro-sainte proprit prive des moyens de production. La petite bourgeoisie algrienne a entrepris sous Boumediene cette tche ddification nationale en copiant mal ce qui fonctionnait bien en URSS et dans les dmocraties populaires du temps de la dictature du proltariat. Dautre part, malgr laccumulation et la thsaurisation de plusieurs centaines milliards de dollars en bon du trsor amricain, on ne peut dire que la condition de la classe ouvrire et des masses populaires se soient amliores. En fait les seuls tre satisfais du rgne de Bouteflika sont ses matres imprialistes dont la France de droite ou social-dmocrate et la couche parasitaire qui gravite autour du pouvoir. Des fortunes se montent en un jourle progrs de la consommation des produits de luxes est l pour lattester ! Dcidment ces faits nous montrent obstinment que la bourgeoisie dun pays domin lre de limprialisme ne peut mener de faon prenne et consquente une entreprise de redressement nationale. A ce titre, il nest pas exagr de parler dun constat de faillite pour Bouteflika. Les crises successives qui se manifestent au sommet de lEtat depuis son hospitalisation de 80 jours le dernier t en France (cruelle ironie de lhistoire : le chef de l'Etat algrien, prtendu combattant anti-colonialiste se soigne chez lancien colonisateur.), refltent quand au fond, sa faiblesse, son manque dassise et son impopularit. Ainsi sa fragilit tient essentiellement au caractre nfaste de la politique pratique.
La politique du pire.
La presse nous dit que ltat major de larme a choisi aprs la dmission de Zroual en septembre 1998, Bouteflika non pour ses qualits, mais parce quil tait lhomme du consensus. Nous savons que notre homme tait bien vu des imprialistes, des sionistes et des fodaux du Golfe et, il na jamais contrari aucun deux. Depuis une quinzaine dannes on ne cesse de nous dire chaque chances lectorales : Bouteflika ou le chaos. Aujourdhui aprs trois mandats successifs de 5 ans nous avons le chaos et Bouteflika. Dautres veulent le virer aprs (les mmes qui lont mis au pouvoir sur injonction de leurs matres imprialistes) sans pour autant dire quelle politique ils entendent suivre ; cest--dire quels intrts de classes ils servent et dfendent ? Que va faire le prochain chef dEtat si ce nest pas Bouteflika ? Va-t-on tomber de Charybde en Scylla ? A lvidence, part quelques ajustements, rien ne va changer dans la ligne politique officielle du pays. La classe ouvrire algrienne grandie en nombre, mais elle ne gagne pas en maturit politique, en organisation et en formation thorique. Elle mne des luttes dfensivesmais il lui manque globalement son instrument (le parti politique) qui lui sert de boussole pour naviguer dans les eaux tumultueuses de la lutte des classes. Le complment naturel de la politique du parti communiste cest la tactique politique mettre en uvre pour atteindre ses objectifs de redressement national et de progrs humain. Il est bon ton aujourdhui de laisser la bourgeoisie dpouiller tranquillement les travailleurs au nom des meilleurs considrations possibles ; cest--dire de se rfugier dans lapolitisme et mener la charge contre l'organisation indpendante du proltariat au nom de lnervant slogan : "tous pourris !". Ce slogan sert la fin des fins la classe dominante en raison du fait quil cherche loigner les couches exploites de la politique ouvrire. Ensuite, lanathme contre lide de sorganiser et de lutter pour renverser le capitalisme est souvent propre ceux qui ont toujours cherch thoriser leur impuissance thorique et politique. Ces Cassandres voudraient revenir la situation pr-capitaliste o le paysan inculte et isol tait la merci de ses matres. A lre du capitalisme cet tat des choses na plus lieu dtre ! Dcourags par lampleur et la complexit des problmes rsoudre, nos adeptes du spontanisme et de linorganisation accusent les autres de leur propre impuissance et se rfugient dans le nihilisme et la passivit.
La lutte continue.
Nous avons vu que lautorit de Bouteflika sest tiole au fur et mesure que ses actes anti-populaires et anti-nationaux sont apparus au grand jour comme tels la majorit du peuple algrien au fil du temps. Lhomme providentiel sest rvl une farce ! Lhomme qui voulait un mandat vie est pris par son propre pige, dsavou il est prt au pire pour viter ses proches de rendre compte de la colossale entreprise de prdation avec laquelle ils se sont livrs. Sans tomber dans une vision noire et pessimiste de lavenir du payson peut craindre pour son intgrit territoriale en raison de la faiblesse politique du pouvoir de la bourgeoisie dans son ensemble et de lmergence de foyers de tension ethnique et confessionnelle comme dans le sud saharien ou dans le Mzab. Si les gens du haut ne sont plus unis sur la gestion des affaires du pays, ceux du bas ne sont pas encore en mesure de constituer une alternative politique crdible du fait de leur inorganisation. Nous savons par exprience quil ny a pas de voie royale pour sortir le pays du marasme dans laquelle il se dbat et encore moins pour dgager une perspective dmocratique et rvolutionnaire. La solution est connue : il faut sorganiser, sduquer et lutter pour que lhistoire du pays cesse de ressembler ce conte plein de sang, de bruit et de fureur quelle a t jusquici.

Le 16 fvrier 2014.

Salah Sakhri



 

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